Stress: ami et ennemi

Jouer au golf devrait être un plaisir mais pour beaucoup d’entre nous ce n’est pas toujours le cas. Après deux mois d’arrêt forcé, une saison pas encore commencée nous sommes tous prêts à nous lancer…

C’est la reprise: stressé ou pas ? L’impatience et l’envie de jouer dominent, je crois. Mais attention coronavirus nous guette si nous sommes anxieux ou stressé même chez soi. Deux mois enfermés cela laissera des traces.

Recommandé de jouer ces premières fois avec calme et faire attention à ce qui se passe en soi. Pourquoi ? Le stress vous guette à chaque pas en jouant au golf. Chaque coup est nouveau.

Deux stress

Savez-vous qu’il y a deux stress ? Le bon et le mauvais. Vous les avez déjà expérimentés tous les deux.

Mine de rien, nous sommes tous des êtres stressés, nous sommes construits comme ça. Notre GPS dans le cerveau scanne en permanence ce qui pourrait être un danger. Il gère notre survie et n’aime pas du tout de repérer une situation inconnue.

Le cerveau nous facilité le jeu mais il peut aussi le compliquer. Apprenons à l'apprivoiser.
Le cerveau: on peut jouer avec lui

Le cerveau vit toujours dans le passé. Il connait, il a l’habitude de nos schémas automatiques construits depuis que l’on est enfant par nos parents et tout notre environnement. Nous ne pouvons échapper à nos blessures et souvent nous n’en sommes pas conscients. On veut être performant pour être fier de soi, briller auprès des autres. Le calme personnel, la paix intérieure, l’amour de soi ne fonctionnent pas comme on le croit. Notre éducation nous a trompé sur toute la ligne.

Bon stress

Les situations inconnues sont permanentes puisque dans notre environnement tout change à chaque instant. On traite 60 à 90000 pensées dans une journée, de quoi s’inquiéter car beaucoup nous viennent du passé et sont souvent négatives. Par tempérament chacun est donc plus ou moins stressé.

Le bon stress vous permet de vous concentrer. Vous êtes focus sur un sujet qui vous passionne pour mieux le comprendre ou l’étudier, une lecture, un dossier, votre activité habituelle pour la fignoler… Vous restez calme pas d’excès de nervosité.

Le bon stress conduit à la lucidité et permet d’anticiper le mauvais stress

Au golf vous êtes bien dans vos routines, vous jouez comme vous savez et vous réussissez ce que vous projetez.

La recherche d'équilibre est inutile, juste jouer en harmonie avec soi et le parcours: le plaisir est là!
Jouer posé et calme, en harmonie avec soi!

L’équilibre au golf vous le savez, on le cherche mais c’est utopique puisque naturellement nous ne sommes pas équilibrés. Notre métabolisme, notre posture même sont sans arrêt en train de changer.

Mauvais stress

Rester concentré longtemps en jouant est de ce fait lié à notre capacité à ressentir ce qui se passe en nous. Nous n’y sommes plus trop habitués avec le bruit qui nous entoure, toutes les activités que l’on mène de front nous en empêchent.

Alors une erreur de jeu vient tout perturber. La balle est tombée dans un obstacle alors qu’on l’avait repéré en ayant peur d’y aller. En voulant s’appliquer, on rate le coup, la frustration nous gagne. Notre voisin parle au moment de jouer, la tension monte encore d’un cran.

Tous les obstacles sont des pièges de l'architecte et un cauchemar pour beaucoup de joueurs.
Face à l’obstacle, peur et stress

Un était parti pour s’entraîner, chercher un résultat et tout se passe de travers. Un autre voulait prendre un cours, mais il était pressé par l’approche d’un nouveau rendez-vous…

Tous ces petits tracas font monter en nous le stress qui peut se traduire par des sentiments divers, la honte, la culpabilité, la colère… Mauvais stress et mauvais sang au propre comme au figuré.

Cortisol = manque de défenses immunitaires

Cet excès de colère fait que notre cerveau va demander la sécrétion de cortisol qui déjà nous tenait concentré sur le jeu. Le déséquilibre provoqué nous mettra en danger pour les heures qui suivent.

Cinq minutes en état de colère vont mettre 5 heures à se résorber dans notre corps. La machine qui se met en marche automatiquement fait que notre système immunitaire est en forte baisse et nous expose à tout se qui passe sans nos défenses.

Accepter et respirer

Notre concentration en prend coup aussi, surtout si sans prise de conscience le calme ne revient pas en nous.

Toute émotion au golf est synonyme de perturbation de soi et donc de son jeu. Jouer en "ça m'est égal" une loi à respecter!
Rester calme comme cette eau

Comment gérer tout ça ? En premier lieu accepter l’erreur et ne pas ruminer. Le passé est passé, c’est un jeu, relativiser… Je sais, plus difficile à dire qu’à faire.

Mais le jeu nous éduque, le golf le fait plutôt bien, personnellement il m’a beaucoup changé depuis que j’aime y jouer.

Puis vous pouvez respirer pour vous calmer. Faire descendre votre rythme cardiaque justement par la respiration en cohérence cardiaque. Vous gagnerez du temps pour résorber le cortisol en excès.

Techniques de libération des émotions

Si cela vous arrive en partie de compétition, il est bon de connaître des techniques en EFT (Emotional Freedom Technic) qui vous permet de gagner du temps et récupérer de votre état normal plus rapidement aussi.

Nous avons dans le corps 14 méridiens qui permettent de faire circuler l’énergie. Sur une émotion, une contrariété un accès de colère, de peur ou de culpabilité, en stimulant des points de ces méridiens, vous pourrez vous calmer et retrouver le plaisir de jouer.

Pour se calmer, trouver les points qui  vont nous aider. Une technique à maîtriser.
Apprendre de ses doigts…

Une fois que vous aurez pris conscience de tous ces petits tracas que l’on croit passager, préparez vos parties pour éviter de stresser. Méditez, cela vous aidera aussi à jouer plus calmement et prendre un plaisir plus grand à chaque sortie.

Bon golf à tous!

Michel Prieu

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