Jouer juste: affaire d’éducation

Ce stop mondial du golf et de beaucoup de nos activités est un plaisir pour apprendre et comprendre un peu mieux notre jeu et en parler calmement.

Claude Onesta nous glisse :

“Jouer sur les hommes est bien plus influent que de jouer sur la technique même s’il en faut aussi…”

J’adhère à cette idée et je trouve que les marges de progrès sont plus grandes côté développement de la personne surtout pour les amateurs. Je crois par expérience aussi, que la technique initiale juste et bien comprise ferait des joueurs de golf plus confiants et plus performants.

Nos meilleurs joueurs nous disent…

Un autre métier: caddy

Ecouter nos meilleurs joueurs nous parler de leurs difficultés est très inspirant. Nous voyons quelle différence il y a entre leur jeu et le nôtre. Leur métier leur demande des tas d’efforts pour mettre leur corps et leur esprit sur le toit du monde du golf.

Ecouter disserter sur leurs difficultés Victor Dubuisson, Raphaël Jacquelin, Grégory Havret, Mike Lorenzo Vera et coach Benoît Ducoulombier posent aussi des questions. Imaginer comment les régler au mieux.

Chacun à sa façon traduit des difficultés nées de l’apprentissage. Victor autodidacte a ramé des années pour avoir un swing que nous trouvons naturel: pas lui. Mike se pose la question de savoir où poser son drive (Journal qui suivit The Open). Raphaël joue sur sa vitesse pour placer au mieux sa face de club pour tenir sa direction de balle…

Gregory dit comment José Maria Olazabal lui a remis les idées en place pour chiper comme il le fait. Il appuie l’importance primordiale de ses routines de jeu.

Apprendre les bons principes du jeu: pourquoi ?

Parce que cela nous évitera des années de galères pour nous corriger et mettre la balle où on l’a décidé. Peut-être pas facile mais pourquoi ne pas se mobiliser autour de ce sujet?

Apprendre le bon geste et se l'approprier: visionner, visualiser et répéter, répéter....

Benoit nous raconte qu’il fait très attention à la manière dont se place le joueur devant la balle. Pour lui la prise de décision dans le jeu est fondamentale. Le grip qui est si important, il le modifie par la posture pour ne pas fragiliser le joueur. Avant 12 ans, il n’enseigne que l’amusement…

Tous ces renseignements apportent de l’eau à mon moulin et me font remarquer que j’ai eu beaucoup de chance.

Enseigner, donner la chance de bien jouer
Enseigner : un sacerdoce

Mon mentor Michaël Wolseley lorsqu’il jouait sur le circuit européen était celui qui amicalement remettait Severiano Ballesteros sur le bon fairway quand il était égaré dans son swing. Seve qui n’a pas omis de transmettre à José Maria suivant la tradition de partage espagnole entre anciens et modernes.

En apprenant le chiping avec Michaël, un samedi de 1993 ou 94 à La Forteresse, je n’ai pas tout compris de ce qu’il m’a dit. Mais j’ai persévéré pour bien m’aligner et sortir le club en ligne sur la cible. Mes progrès m’ont permis de dompter des parcours encore aujourd’hui. Cela a décuplé mon plaisir de jouer.

Cela reste vrai pour tous les amateurs

Etre bon au petit jeu nous rend, pauvre amateur, plus fort au drive.

Vous y devenez bon (même sans être long) parce que vous n’êtes pas obnubilé par la puissance de frappe. Il suffit de goûter le plaisir à 60 mètres du drapeau de mettre la balle en deux coups dans le trou. Les clés pour s’y entraîner sont faciles à trouver, même dans un pré.

Le drive, sans doute essentiel pour les grands joueurs mais pas pour tous les amateurs

Un plaisir partageable en montrant simplement à un ami comment s’y prendre. Je l’ai fait plusieurs fois et cela a marché à tous les coups. Ils ont pris plaisir à s’occuper régulièrement du cœur du petit jeu. La méthode est simple.

Pourquoi ne pas donner dès le début de l’apprentissage toutes les clés pour, la posture, s’aligner, tenir son grip, …? Eviter les erreurs au plus grand nombre

Enseignement des bases du jeu

Pourquoi ne pas le faire pour un enfant de 8 ans comme pour un adulte ?

La présentation du club face à la balle pour l’envoyer à 3 ou 5 mètres sur une cible donne immédiatement les moyens à un joueur de savoir comment pratiquer un chip de qualité et avoir le plaisir de s’y entraîner.

La théorie dit qu’il existe 6 méthodes de chiping, mais pour exécuter notre jeu d’amateur (autant dire de petit joueur) deux suffisent à connaître : un chip roulé et un lobé. Juste apprendre les bonnes données

Visualiser, décider s’apprend mais être indulgent avec soi

Le fait de mettre dès la deuxième heure de cours un chip avec une cible décorée et le challenge de mettre au plus près du trou suffit à faire comprendre les marges de progrès qui restent à faire à chacun des apprentis joueurs.

Putter souvent pour trouver le geste mais surtout la vitesse, acquérir l'expérience précise pour compléter son adresse
Le jeu de base: le petit jeu

Poser les bases de grip, de routine, d’alignement et de concentration viennent alors compléter les informations dans les 3 prochaines heures. Les clés sont données simplement ainsi à chaque débutant. D’autant qu’elles seront répétées, répétées et répétées encore pour le wedging et le swing.

Pour s’aligner, se positionner, présenter le club, il existe aussi des aides à l’exercice: baguettes d’alignement, mousse de contact pour mieux repérer la présentation du club et l’orientation du club, plaques miroirs, tees placés à éviter…

Que ce soit en apprentissage ou en recherche de perfectionnement nécessaire d’avoir le bon état d’esprit pour jouer et ne pas être trop exigeant avec soi quant au résultat! Il viendra avec le plaisir de jouer gage de motivation.

Pourquoi ne pas expliquer que le choix du point de pose joue aussi bien sur l’alignement physique que sur la concentration mentale.

Pourquoi ne pas expliquer quelle est la meilleure façon de prendre une décision en situation de jeu? Peut être que lorsque, l’on parle technique on ne parle pas de jeu.

Un cours de golf se prépare, c’est en soi une épreuve

Tous ces petits détails oubliés ou mal mémorisés sont liés à l’état de stress dû à l’apprentissage. Le cerveau ne peut enregistrer une information lorsqu’il est sous stress, notre esprit se ferme.

Le couple: mieux jouer!

Alors comment faire pour apprendre mieux ?

Se préparer à aller en cours, se décontracter, se calmer.

Jouer, jouer directement, s’amuser quand on est jeune mais aussi quand on est plus âgé dans un cadre précis et avec les bonnes informations partagées entre le moniteur et son protégé.

Tout le monde y gagnera, les jeunes viendront jouer et les vieux auront plaisir à progresser. Ils joueront plus vite et plus souvent.

Les directeurs de golf auront un chiffre d’affaire en augmentation, nous aurons bientôt des champions même si le niveau augmente sans arrêt.

Les autres en ont, mais pour aller les voir chez eux, ils ont des méthodes, un rituel de jeu et les font appliquer. C’est pour cela que j’ai mis au point GE2M et que je vais tout faire pour la faire connaître.

Prendre le risque de bien informer

Enseigner par le jeu est différent sans doute de ce qui se pratique aujourd’hui mais éduquer les joueurs par ce biais mérite d’être tenté.

Finissons par Claude Onesta:

“Pour aller ailleurs, il faut accepter d’avancer là où l’on ne sait pas ce qu’il y a!”

Un maître sur ce sujet.

Bon golf à tous, prochainement!

Michel Prieu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *