Jouer juste: affaire d’éducation

Ce stop mondial du golf et de beaucoup de nos activités est un plaisir pour apprendre et comprendre un peu mieux notre jeu et en parler calmement.

Claude Onesta nous glisse :

“Jouer sur les hommes est bien plus influent que de jouer sur la technique même s’il en faut aussi…”

J’adhère à cette idée et je trouve que les marges de progrès sont plus grandes côté développement de la personne surtout pour les amateurs. Je crois par expérience aussi, que la technique initiale juste et bien comprise ferait des joueurs de golf plus confiants et plus performants.

Nos meilleurs joueurs nous disent…

Un autre métier: caddy

Ecouter nos meilleurs joueurs nous parler de leurs difficultés est très inspirant. Nous voyons quelle différence il y a entre leur jeu et le nôtre. Leur métier leur demande des tas d’efforts pour mettre leur corps et leur esprit sur le toit du monde du golf.

Ecouter disserter sur leurs difficultés Victor Dubuisson, Raphaël Jacquelin, Grégory Havret, Mike Lorenzo Vera et coach Benoît Ducoulombier posent aussi des questions. Imaginer comment les régler au mieux.

Chacun à sa façon traduit des difficultés nées de l’apprentissage. Victor autodidacte a ramé des années pour avoir un swing que nous trouvons naturel: pas lui. Mike se pose la question de savoir où poser son drive (Journal qui suivit The Open). Raphaël joue sur sa vitesse pour placer au mieux sa face de club pour tenir sa direction de balle…

Gregory dit comment José Maria Olazabal lui a remis les idées en place pour chiper comme il le fait. Il appuie l’importance primordiale de ses routines de jeu.

Apprendre les bons principes du jeu: pourquoi ?

Parce que cela nous évitera des années de galères pour nous corriger et mettre la balle où on l’a décidé. Peut-être pas facile mais pourquoi ne pas se mobiliser autour de ce sujet?

Apprendre le bon geste et se l'approprier: visionner, visualiser et répéter, répéter....

Benoit nous raconte qu’il fait très attention à la manière dont se place le joueur devant la balle. Pour lui la prise de décision dans le jeu est fondamentale. Le grip qui est si important, il le modifie par la posture pour ne pas fragiliser le joueur. Avant 12 ans, il n’enseigne que l’amusement…

Tous ces renseignements apportent de l’eau à mon moulin et me font remarquer que j’ai eu beaucoup de chance.

Enseigner, donner la chance de bien jouer
Enseigner : un sacerdoce

Mon mentor Michaël Wolseley lorsqu’il jouait sur le circuit européen était celui qui amicalement remettait Severiano Ballesteros sur le bon fairway quand il était égaré dans son swing. Seve qui n’a pas omis de transmettre à José Maria suivant la tradition de partage espagnole entre anciens et modernes.

En apprenant le chiping avec Michaël, un samedi de 1993 ou 94 à La Forteresse, je n’ai pas tout compris de ce qu’il m’a dit. Mais j’ai persévéré pour bien m’aligner et sortir le club en ligne sur la cible. Mes progrès m’ont permis de dompter des parcours encore aujourd’hui. Cela a décuplé mon plaisir de jouer.

Cela reste vrai pour tous les amateurs

Etre bon au petit jeu nous rend, pauvre amateur, plus fort au drive.

Vous y devenez bon (même sans être long) parce que vous n’êtes pas obnubilé par la puissance de frappe. Il suffit de goûter le plaisir à 60 mètres du drapeau de mettre la balle en deux coups dans le trou. Les clés pour s’y entraîner sont faciles à trouver, même dans un pré.

Le drive, sans doute essentiel pour les grands joueurs mais pas pour tous les amateurs

Un plaisir partageable en montrant simplement à un ami comment s’y prendre. Je l’ai fait plusieurs fois et cela a marché à tous les coups. Ils ont pris plaisir à s’occuper régulièrement du cœur du petit jeu. La méthode est simple.

Pourquoi ne pas donner dès le début de l’apprentissage toutes les clés pour, la posture, s’aligner, tenir son grip, …? Eviter les erreurs au plus grand nombre

Enseignement des bases du jeu

Pourquoi ne pas le faire pour un enfant de 8 ans comme pour un adulte ?

La présentation du club face à la balle pour l’envoyer à 3 ou 5 mètres sur une cible donne immédiatement les moyens à un joueur de savoir comment pratiquer un chip de qualité et avoir le plaisir de s’y entraîner.

La théorie dit qu’il existe 6 méthodes de chiping, mais pour exécuter notre jeu d’amateur (autant dire de petit joueur) deux suffisent à connaître : un chip roulé et un lobé. Juste apprendre les bonnes données

Visualiser, décider s’apprend mais être indulgent avec soi

Le fait de mettre dès la deuxième heure de cours un chip avec une cible décorée et le challenge de mettre au plus près du trou suffit à faire comprendre les marges de progrès qui restent à faire à chacun des apprentis joueurs.

Putter souvent pour trouver le geste mais surtout la vitesse, acquérir l'expérience précise pour compléter son adresse
Le jeu de base: le petit jeu

Poser les bases de grip, de routine, d’alignement et de concentration viennent alors compléter les informations dans les 3 prochaines heures. Les clés sont données simplement ainsi à chaque débutant. D’autant qu’elles seront répétées, répétées et répétées encore pour le wedging et le swing.

Pour s’aligner, se positionner, présenter le club, il existe aussi des aides à l’exercice: baguettes d’alignement, mousse de contact pour mieux repérer la présentation du club et l’orientation du club, plaques miroirs, tees placés à éviter…

Que ce soit en apprentissage ou en recherche de perfectionnement nécessaire d’avoir le bon état d’esprit pour jouer et ne pas être trop exigeant avec soi quant au résultat! Il viendra avec le plaisir de jouer gage de motivation.

Pourquoi ne pas expliquer que le choix du point de pose joue aussi bien sur l’alignement physique que sur la concentration mentale.

Pourquoi ne pas expliquer quelle est la meilleure façon de prendre une décision en situation de jeu? Peut être que lorsque, l’on parle technique on ne parle pas de jeu.

Un cours de golf se prépare, c’est en soi une épreuve

Tous ces petits détails oubliés ou mal mémorisés sont liés à l’état de stress dû à l’apprentissage. Le cerveau ne peut enregistrer une information lorsqu’il est sous stress, notre esprit se ferme.

Le couple: mieux jouer!

Alors comment faire pour apprendre mieux ?

Se préparer à aller en cours, se décontracter, se calmer.

Jouer, jouer directement, s’amuser quand on est jeune mais aussi quand on est plus âgé dans un cadre précis et avec les bonnes informations partagées entre le moniteur et son protégé.

Tout le monde y gagnera, les jeunes viendront jouer et les vieux auront plaisir à progresser. Ils joueront plus vite et plus souvent.

Les directeurs de golf auront un chiffre d’affaire en augmentation, nous aurons bientôt des champions même si le niveau augmente sans arrêt.

Les autres en ont, mais pour aller les voir chez eux, ils ont des méthodes, un rituel de jeu et les font appliquer. C’est pour cela que j’ai mis au point GE2M et que je vais tout faire pour la faire connaître.

Prendre le risque de bien informer

Enseigner par le jeu est différent sans doute de ce qui se pratique aujourd’hui mais éduquer les joueurs par ce biais mérite d’être tenté.

Finissons par Claude Onesta:

“Pour aller ailleurs, il faut accepter d’avancer là où l’on ne sait pas ce qu’il y a!”

Un maître sur ce sujet.

Bon golf à tous, prochainement!

Michel Prieu

Pourquoi visionner un modèle?

Je vous ai invité à visionner un modèle de votre choix avec la plus grande régularité .

Foutaise de ma part, vous l’avez largement expérimenté. Souvenez vous juste de la façon dont vous avez appris à marcher et bien d’autres de vos activités.

Merci à nos neurones miroirs

Avant d’aller voir un moniteur, pourquoi diable regarder un modèle de joueuse ou joueur que l’on aime avant d’apprendre à jouer et même en sachant jouer ?

Pour gagner en équilibre, donner du sens à votre geste, utiliser une faculté du cerveau innée et de ce fait apprendre de la façon la plus efficace.

En tant qu’ergonome diplômé je peux vous dire que votre cerveau dans cet exercice est vraiment votre ami. J’ai expérimenté cela dès mes études en 1982. J’utilise encore cette opportunité pour conserver mon niveau de jeu même en jouant très peu.

Croyez-vous que ce soient vos pensées qui vous font bien jouer au golf ? Croyez-vous que votre mental vous fait faire le bon mouvement ? Pas du tout.

Comme votre respiration, vos battements de cœur, votre façon de marcher de monter à vélo ou de conduire votre auto, ce sont les connexions automatiques de votre subconscient qui opèrent pour votre swing de golf.

Alors comment créer un automatisme ? Répéter, répéter et répéter encore. Pas n’importe qui ou quoi et pas seulement au practice.

Choisir un modèle qui vous plaît

Par principe dans mes conseils je dis aux dames de choisir une dame. Le geste des dames est harmonieux, moins en force que celui des messieurs.

Pour les messieurs ils ont le choix entre les deux. Je préconise même à ceux qui veulent « taper fort » de regarder seulement les dames. Faites selon votre feeling, à l’émotion. Laissez votre intuition vous guider dans les images d’une ou d’un des meilleurs joueurs mondiaux.

Même si tous leurs swings sont différents, chacun de nous admettra facilement que celui ou celle qui se trouve aujourd’hui dans les 50 premiers joueurs mondiaux à un swing efficace, athlétique, constant.

Efficacité: même s’il n’est pas toujours esthétique, le club passe très souvent à l’endroit optimal pour décoller la balle.

Visionner donne une confiance presque inconsciente: un atout pour le futur!

Le cerveau subconscient ne fait pas de différence entre une image virtuelle, (visualisation, image fixe ou animée) et une action réelle, un swing au practice.

Regarder le swing d’un champion nous laisse serein, nous fait imaginer l’imiter parfois avec émotion : le cerveau aime cela et nos neurones miroirs nous servent à mémoriser avec facilité.

Pourquoi aime-t-on jouer avec plus fort que soi ?

Parce que le meilleur joueur du groupe nous tire vers le haut. D’ailleurs tant que l’on ne (se) maîtrise pas l’inverse est aussi vrai. Celui qui joue mal nous donne l’impression de nous tirer vers le bas.

Beaucoup de pros nous disent de ne pas procéder ainsi. Je ne souhaite pas leur faire de procès d’intention.

Pourquoi donc, les pilotes, les skieurs, les coureurs, les cavaliers, les judokas, boxeurs et athlètes utilisent-ils ces capacités à tout bout de champ?

Faites en une habitude, un rituel.

Quand j’ai appris à jouer j’ai visualisé Nick Faldo avec David Leadbetter. Je suis loin d’avoir le swing de Nick Faldo. Le cerveau nous connait et sait adapter ce sur quoi nous mettons l’attention.

“Ce sur quoi tu insistes, persiste”, à méditer souvent!

Si tu ne crois pas en toi, tu ne réussiras pas dans ton jeu. Une loi de la Nature à méditer selon François Lemay, chantre de la pleine conscience.

Regarder un modèle avec régularité va imprimer le subconscient directement. Une chance, il ne comprend que des images, c’est son vocabulaire.

Quand on répète en réel, ce qui nous intéresse quand on commence à jouer, c’est de faire décoller la balle, de lui donner un joli vol. Par habitude, chez beaucoup de joueurs cela reste vrai.

Mais comment a-t-on fait quand on réussit ou que l’on rate un coup? Qui se pose la question? Comment mettre une petite balle en chip à 3 m ? C’est un processus de jeu très fin. Une intention précise, des gestes précis, sûrs…à maîtriser. L’image nous aide même dans ce cas.

Le practice est aléatoire, un coup oui, un coup non (au début au moins). Alors que la vision de votre champion , sans effort autre que mental chaque coup est réussi. Vous manipulez votre cerveau pour une bonne cause, le plaisir de jouer.

Mettre de l’intention dans la répétition

Plus pervers encore. Sans maîtrise du geste vous n’appliquez pas toujours le processus de préparation. la tendance est de taper des balles sans intention.

Notre geste de practice bon ou pas, s’incruste alors en nous avec le fardeau de l’imprécision, la frustration, la honte ou la colère. Nous devenons naturellement un joueur insatisfait, mécontent . Le découragement nous guette.

En répétant souvent physiquement nous mémorisons de mauvaises habitudes qui seront difficiles à gommer ensuite pour notre progression. La vision du modèle n’a pas cet inconvénient.

En fait, je suis en train de vous dire que vous feriez mieux de faire comme Victor Dubuisson, jouer sur le parcours ou appliquer la méthode de perfectionnement GE2M que je vous ai préparée.

Sinon vous allez vite vous dégoûter de ne pas arriver à jouer comme vous l’imaginez. Victor Dubuisson est adulé pour son swing naturel. Il se marre « de ça car il s’est fait engueuler des millions de fois pour corriger les défauts acquis en autodidacte » : Cliquez et écoutez-le.

Comment visionner ?

Si vous n’avez jamais joué, regardez globalement au début, puis ensuite au bout de 5 ou 6 fois portez votre attention sur le bas du corps, puis le haut du corps. La montée, puis la descente.

Quand vous avez fait cela une vingtaine de fois 5 à 10 minutes, vous serez prêt pour aller rencontrer votre enseignant favori et toucher votre premier club, le sans-wedge puis le putter.

Continuez de regarder régulièrement ce modèle. Sans balle vous pouvez mimer come je le montre sur cette vidéo Cliquez ici.

Quand vous faites un bon coup, rythme facile, avec une bonne sensation dans les mains, arrêtez-vous savourez-le. Un bon coup de golf est rare sachez l’apprécier.

Rangez le dans votre mémoire et visualisez-le, ressentez-le de temps en temps.

Si vous pratiquez ainsi vous ne perdrez pas de niveau entre deux parties, deux entraînements.

Ne vous mettez pas de limite, croyez en vous…

J’ai cette pratique depuis 30 ans et je l’ai partagé avec des tas de gens qui ne me croyaient pas.

Je vous invite vraiment à ne pas me croire mais simplement faites cet exercice cela vous servira d’entraînement et vous serez meilleur quand vous reprendrez votre en traînement.

Je n’ai aucun doute là-dessus

De ce pas je m’en vais préparer les cours pour les futurs enseignants pour leur montrer comment fonctionne leur cerveau et le communiquer à ceux qui viendront vous accompagner. Le golf est à un tournant, je veux contribuer à le faire évoluer.

Comment vais-je m’y prendre pour les convaincre de cet aspect du jeu sur lequel ils insistent trop peu ?

Leur faire choisir un modèle et essayer d’appliquer avec beaucoup de régularité. Mais ils vont devoir aussi comprendre pourquoi le cerveau a été câblé ainsi et l’expliquer à vos amis.

Bon golf à tous

Michel Prieu

Amour et peur de jouer au golf

Aimer jouer au golf ou avoir peur au golf, qui sait dire quand cela a commencé ?

En cours d’apprentissage? A la première performance? Grâce à votre moniteur, un ou une amie? Est-ce venu comme ça?

J’ai commencé à aimer le golf 10 ans avant de me trouver légitime pour oser y jouer. Entrer dans un golf était et reste compliqué.

Mais à peine y ai-je goûté que tout s’est emballé. Je m’y suis engagé contre vents et marées. Le sac n’a plus quitté le coffre de la voiture quand je me déplaçais pour travailler.

Nous avons appris à jouer en famille et les vacances nous réunissait sur un fairway ou carrément dans un pré.

Le golf : une clé de contact amical

Je n’avais pas le temps, je me suis adapté mes connaissances d’ergonome et de joueur de rugby et de tennis m’ont aidé. J’ai voulu être le meilleur possible. Je fais rarement les choses à moitié.

L’amour du golf, le sac de golf fut une clé de contact dans le monde entier. Il m’a ouvert des portes sur tous les continents où j’ai mis les pieds.

J’ai joué en équipe, entraîné, coaché, savoir jouer au golf m’a rendu meilleur manager pour diriger mes sociétés.

Pourquoi la peur?

L’amour du jeu m’a fait découvrir mes vulnérabilités : la colère contre moi-même était une plaie. Jamais content, je râlais.

Le doute, la crainte, le stress me submergeaient. Un éclair de lucidité m’a fait comprendre un jour que ces émotions gâchaient tout mon jeu.

En cherchant mieux avec mon mentor de toujours, j’ai compris que la peur venait du fond de moi. Que pour jouer au golf correctement le calme, la patience, la lucidité, l’humilité sont des qualités que je n’avais pas.

Le golf dans la vie

Alors j’ai appris à respirer. La respiration en cohérence cardiaque a commencé par me calmer avant de commencer à jouer. J’ai mis la respiration dans ma routine de préparation du coup mais aussi avec le temps d’une partie et encore plus largement d’un objectif.

La gestion des émotions

Pour avoir plus d’énergie, j’ai aussi adapté mon alimentation pour être plus léger et respecter mieux ma santé.

Ma grande découverte fut la découverte de l’EFT (Emotional Freedom Technic), technique de libération des émotions. Tout d’un coup avec mon tapping du bout des doigts, plus de peur au moment de putter ou de chipper ;

Plus calme au moment de driver et rester sur le fairway.

Mes recherches m’ont amené encore plus loin pour expliquer d’où vient le stress et comment mieux le contrôler : Visualiser, anticiper, la plasticité du cerveau nous le permet. Pour quoi s’en passer ?

Nous avons besoin du stress pour être concentré mais son excès nous met en difficulté. Le cortisol vient perturber tout notre équilibre physiologique, détruit notre système immunitaire.

Améliorer son jeu, améliore sa vie

Le golf m’a ouvert les yeux sur des choses de la vie quotidienne. J’ai compris que la joie aussi bien que la peur perturbaient la performance de tous les joueurs.

Les valeurs du golf
Ce que le golf nous apporte

Pour être calme et rester calme en cours de jeu cela s’apprend mais pas en jouant. J’ai choisi de m’observer puisque je suis le seul responsable de mon jeu. Ressentir ce qui se passait en moi à chaque instant.

Apprendre comment ne pas avoir de pensée parasite, visualiser un coup et le reproduire à l’entraînement de plus en plus souvent a fait grandir la confiance et l’estime en moi.

Apaisé, les résultats sont arrivés, j’ai réussi à vaincre mes peurs pour atteindre les objectifs que je m’étais fixés et me respecter.

Maintenant j’ai modélisé toute cette expérience. Je l’ai enrichie par l’observation des champions partout dans le monde, les filles et les garçons. J’ai aussi étudié comment fonctionnait le corps et l’esprit du joueur.

La technique, la biomécanique ne sont qu’un élément du jeu. L’intention, le rythme, le biorythme, la respiration, la concentration, la visualisation jusqu’à la prise de décision… en harmonie sont des clés de la performance. Elles sont liées et présentes au même moment: à l’instant présent.

Bon golf à tous !

A suivre…

Michel Prieu

La performance: une intention et un processus

Voilà quelques mois, au cours d’une discussion amicale une dame me lança : « vous les hommes, vous êtes toujours dans la performance, même au lit… ». Je ne me reconnais pas dans cette définition, mais pas du tout.

La performance n’est pas un résultat, la performance est d’abord une intention.

Elle est l’étalon intime que l’on veut se donner à un moment donné. Elle peut être fortuite, intuitive, chiffrée, mais en sport particulièrement elle se prépare.

Faire sauter les croyances limitantes

Dans notre sport favori nous avons glissé des tas de croyances. « Au golf c’est un jour oui, un jour non », « au golf pas de régularité », « au golf on ne contrôle pas un résultat » ….

Sur ces points et d’autres encore, je ne suis pas d’accord non plus parce que la vie m’a appris que la poursuite d’un objectif, personnel ou professionnel se construit.

Pourquoi le golf échapperait-il aux lois universelles des autres activités humaines ?

Que ce ne soit pas facile, que cela demande imagination et détermination, j’adhère complètement à ces propositions.

Le niveau de performance en golf est un choix personnel .

L’intention est omniprésente dans notre jeu favori, mais ce n’est pas toujours ainsi qu’elle est présentée lors de l’apprentissage (j’aime bien ce mot « apprentis-sage », il parle du corps et de l’esprit du joueur en symbiose).

Au foot par exemple une règle dit : « l’intention vaut l’action ». Au golf, je crois à la même chose : si j’ai l’intention de jouer une partie et d’y être performant (jouer au niveau qui me fera plaisir), je m’y prépare à l’avance.

En clair, je vais chercher en moi les qualités qui me permettront de réussir ma partie. Mon projet est le chemin à parcourir

L’exemple des grands joueurs

Nous pouvons voir cela chez les meilleurs joueurs du monde. Chaque année nous voyons arriver de nouveaux joueurs sur les circuits. En ce moment c’est Victor Pérez qui crève l’écran en France.

Amusant de lire les commentaires des uns et des autres sur les réseaux sociaux, les médias. Ils ne comprennent pas bien d’où il vient. De mon point de vue, Victor n’a pas eu un cursus d’apprentissage à la française.

Son éducation en golf est typiquement américaine avec son coach Mike Magher, puis ses humanités à l’Université du Nouveau Mexique. Avec une culture initiale sportive et éducative bien française. Son père Michel est un professeur d’éducation physique: “un esprit sain dans un corps sain”.

Dans le sport de haut niveau nous oublions trop souvent (en France) que le joueur doit avoir une connaissance de soi de très haut niveau.

L’esprit américain (anglo-saxon en général) en sport et dans les affaires est tourné vers le résultat : une manière de combativité, la notion de vaincre mais surtout de se vaincre. Une visualisation optimiste du sujet pour son projet.

Pour réussir fixer l’objectif

En golf, cette tournure d’esprit est très présente. J’ai appris à jouer au golf avec des joueurs du Circuit Européen et ils m’ont inculqué ces principes.

Mon mentor Michaël Wolseley m’a appris à décider de mon objectif au départ de chacune de mes parties. Je ne l’ai pas toujours réussi rassurez-vous, mais cela m’a donné des résultats constants. Mon capitaine d’équipe pouvait compter sur moi.

Que ce soit à l’entraînement, en compétition, sur un terrain connu ou pas, nombre de paramètres du jeu sont liés à votre confiance en soi (mes capacités à faire) et l’estime de soi (être : quelle valeur ai-je à mes yeux ?). Juste l’appliquer à chaque partie.

Apprendre et corriger pour automatiser

Cette manière autorise le joueur à réduire les écarts de score entre deux parties. Une pratique à comprendre et appliquer.

Décider d’un score est un état d’esprit qui implique de décider de ce que l’on veut vraiment. Clairement le visualiser et bâtir un plan d’action, un processus adapté à la réussite du projet que vous avez imaginé.

Des joueurs en sont des témoins vivants, Jordan, Deschamps, Woods sans conteste, Rahm parmi les jeunes, mais nous trouvons cela dans les constructions chez les architectes ou les constructeurs automobiles. L’analogie en est forte, j’en témoigne pour avoir travaillé dans ces deux secteurs.

Quel joueur voulez-vous être?

Pour apprendre à jouer au golf la première question à poser par le moniteur ou le directeur de l’académie au nouveau joueur serait : « Quel joueur voulez-vous être en fin d’apprentissage ? ».

Question rituelle que se poserait ensuite régulièrement le nouvel adepte pour animer sa motivation à préparer son plan de progression pas à pas.

La performance en golf n’a pas de limite, sauf celles que l’on s’impose.

S’appliquer sans arrêt

Evidemment que c’est plus facile de dire cela pour un jeune joueur. Mais l’âge ne ferme pas les portes à l’apprentissage et au progrès. Les solutions de jeu sont différentes pour prendre du plaisir et progresser.

La méthode d’apprentissage du golf GE2M par le jeu, implique cette approche : intention-visualisation-action-contrôle-correction .

Dans « Le golf au cœur (jouer au golf autrement » le processus d’apprentissage- progrès est en place. Je l’ai repris dans le perfectionnement de la méthode GE2M.

Pour se diriger le cerveau aime avoir un objectif et un cadre d’action associé. La réalisation de l’objectif implique la mise en place d’un programme: une recette en cuisine, un processus de fabrication dans l’industrie… écrits ou virtuels.

En golf il en est de même :

Pour jouer à un chiffre l’objectif ne peut être immédiat, mais dans 2 ans ou 5 ans selon nos antécédents ou notre culture sportive, rien ne l’empêche…

Etapes de progression

Quelles sont alors les étapes : apprendre, entrer sur le parcours, jouer en compétition, avoir un premier classement, puis l’améliorer chaque année.

Arrivé à l’objectif partiel, bilan complet et décider de l’objectif à venir. Pas trop lointain, annuel et poser les indicateurs pour suivre chaque mois l’évolution vers ce nouvel objectif partiel

Toujours plus précis, impliqué, inspiré

Pas à pas, brique par brique notre jeu se construit avec le temps.

Le niveau de performance choisi par chacun est ainsi le fruit d’une intention associée à un processus.

Pourquoi alors le niveau des joueurs est-il si bas partout dans le monde ?

Par paresse ? Par manque de remise en question personnelle ? Par ignorance ?

Un peu de tout cela peut-être, mais surtout parce qu’il n’y a pas de méthode apprise pour jouer véritablement. Le jeu demande création. Nous jouons par réaction en pilote automatique.

Une méthode pose un cadre d’action qui offre des fondements clairs, aussi pertinents que possible. A chacun de se les approprier pour développer son savoir, savoir faire, savoir être et savoir faire faire. Un ensemble pédagogique cohérent avec le jeu.

Les principes méthodiques posés, facile de s’y référer, se l’approprier, l’adapter à ses capacités de s’y entraîner seul ou en groupe. Le processus d’apprentissage passe par le plaisir qui reste par la réussite au jeu. Quand on réalise ce que l’on tente, le cerveau nos secrétons des hormones de plaisir. Et il en redemande : la motivation vient de là. La motivation n’est pas une volonté, elle est un ressenti physiologique .

Quid du résultat?

Pour viser un objectif, en construire le processus. Progresser en restant en prise constante avec les actions successives en oubliant le résultat. Le résultat ne dépend pas de nous.

Un paradoxe du cerveau : chaque fois que l’on est focus sur un résultat, il nous échappe. Une loi de l’univers.

S’entraîner partout où vous pouvez….

Par contre focus sur les actes du processus à réaliser, pas à pas, avec minutie, une attention de chaque instant, des détails infimes (calme, lucidité, humilité, courage…) et nous aurons de grandes chances de réaliser le niveau de performance choisi.

Comment expérimenter ? Tester en situation de jeu comme je le propose dans la méthode GE2M. Une fois en confiance sur chacune, poser votre challenge ou défi personnel sur le parcours.

Et maintenant jouer!

Etablir la stratégie de jeu du moment, trou par trou en fonction de vos forces et de vos faiblesses et les difficultés affichées sur chaque trou. Le plan de jeu se prépare la veille. Le visualiser et dormir dessus favorise son intégration.

Ne rien négliger de l’alimentation selon nos habitudes personnelles et engager la partie. Comprendre ce qui se passe dans votre concentration. Vous devez contrôler vos émotions par la respiration. Quelques techniques autres peuvent aussi vous aider.

Noter ce qui se passe en vous sur la carte de score. Une erreur, une réussite, une émotion qui passe, colère, frustration, joie, enthousiasme sur un bon coup. A la fin reprenez vos notes et analysez.

Qu’est-ce qui vous plaît ? Conservez, visualisez vos réussites. Vous n’aimez pas ? Comment corriger : technique? mental? physique ? Reprenez la situation de jeu et travaillez là à nouveau en visualisation et au prochain entraînement.

Votre niveau de performance augmentera régulièrement.

La performance est liée à une intention et un processus de préparation et de réalisation.

Testez la proposition…et faites-vous votre opinion.

Bon golf à tous !

A quand une grande victoire?

Les yeux vers les sommets

Plusieurs victoires manquées dans cette fin d’année 2019 chez les joueurs français, mais plusieurs s’en rapprochent…

Vous devez vous dire, quel est ce mec qui parle de joueurs de golf de très haut niveau qui perdent en play-off alors qu’il est dans son fauteuil ?

Vous n’avez pas tort, mais je me pose la question un peu différemment.

Comment des pays latins qui nous ressemblent en golf ont-ils fait naître des joueurs dans le Top 30 mondial et qu’ils y campent encore dernièrement ? Laissons même de côté tous les anglo-saxons.

Haut niveau au niveau?

Antoine Rozner vient de faire une interview qui éclaire le sujet dans Swing, le podcast de l’Equipe et du Journal du Golf.

Mon propos n’est pas de juger la performance des joueurs qui est remarquable, mais de comprendre la différence entre perdre un play-off ou le gagner.

La victoire en tournoi est un processus

La compétition de golf met en lumière les comportements du joueur dans ses moindres détails, d’infimes détails qui font la différence entre être second ou premier.

La place de premier se prépare, c’est un processus. Le même en sport que celui qui est pratiqué pour réaliser un objectif d’entreprise. Entreprendre aujourd’hui encore plus qu’hier, engage à vouloir être le meilleur.

Donner le meilleur de soi même. S’entourer pour avoir le meilleur TEAM: “Together Everybody Achieves More”. On est plus fort à plusieurs que tout seul! (en traduction personnelle).

On regarde sans toujours comprendre les différence s

La liste de nos magnifiques perdants est longue. Elle commence avec Jean Van de Velde, Thomas Levet, Gregory Havret, plus près de nous, Benjamin Hébert, Mike Lorenzo Vera, Antoine Rozner. Chez les dames Gladys Nocera ou Céline Boutier ont manqué des victoires aussi dans leurs tournois.

J’ai eu l’occasion de d’écrire que chez les Espagnols, il y a une filiation depuis Severiano Ballesteros. Cette filiation est née parce qu’il s’est impliqué dans la vie du golf espagnol et cela continue. Ils ont “les clés de la gagne” pour mettre en place tous les détails de la victoire.

La force de l’expérience des anciens

En France, cela commence à peine. Thomas Levet, Greg Havret, Raphaël Jacquelin chacun à leur façon font beaucoup pour transmettre leur expérience. Chez les joueurs professionnels de leur entourage mais aussi chez les plus jeunes, voire les très jeunes joueurs. C’est déjà une grande avancée.

Le joueur de golf est un chef d’entreprise

Chacun des joueurs professionnels est maintenant un chef d’entreprise. Sur tous les circuits, ils disposent d’une cellule personnelle pour se préparer techniquement, physiquement et mentalement (pas toujours émotionnellement et spirituellement en France).

Où sera le sommet du jeu demain?

Le sport de haut niveau atteint de tels sommets que pour exister cette cellule doit fonctionner comme un système bien huilé. C’est au joueur de la réguler en fonction de sa vision de son avenir personnel. De la précision de ses objectifs, de la minutie avec laquelle il se projette et se programme.

Comme il pilote son jeu, il prend les décisions sur son programme et toute sa préparation. Elle doit être à la fois parfaitement détaillée et souple pour pouvoir s’adapter en cours d’année. Cela demande de l’expérience et une rigueur de chaque instant en golf. Pas de place au relâchement en tournoi et encore moins dans ses choix d’entraînement.

Le plan B ?

Intéressant d’écouter Antoine Rozner parler de la pression du 72ème trou du Mauritius Open.

Penser plus et autrement

Son challenge: réaliser birdie pour gagner ou par pour aller en play-off. Mille manières de faire birdie pour un professionnel.

La majorité des joueurs d’aujourd’hui mise sur le fait de prendre un par 5 en deux pour cela. Je trouve que ce n’est pas la meilleure solution sous pression pour plusieurs d’entre eux.

Il me semble que ce serait plus facile à l’entraînement de préparer un birdie en 2 coups plus approche au drapeau. Sur un 72ème trou, la position du drapeau n’est jamais un cadeau pour les joueurs. Une sorte de plan B pour gagner en confiance, avoir plusieurs solutions à disposition.

Cette proposition suppose que le joueur axe son entraînement sur un wedging de précision plus que sur un swing de drive placé avec sûreté. Nous savons tous que poser un swing à 280 m est particulièrement délicat. Dans le sac, ce club donne des résultats aléatoires. Un bois de parcours ou un wedge plus aisé.

Le jeu plus que le practice

Antoine Rozner dans ce play-off a été à la hauteur de l’enjeu puisqu’il réalise 3 birdies. Il est conscient de la valeur de son jeu. Il a pris des risques. Mais son discours montre tout de même qu’il a une croyance limitante à faire sauter.

Jouer son 72ème trou le fait encore raisonner : rater le par c’est tomber du podium et prendre un risque maximum au play-off est plus facile parce que le coup imparfait nous place en second…

Préparer ses objectifs et les processus attachés

Cela me fait dire que le joueur de formation française de golf part pour ne pas perdre plutôt que de vouloir gagner. (Cf ce que propose V. Pérez de formation américaine…)

Ce type de raisonnement ne peut pas l’amener au niveau supérieur. Cela montre qu’il y a chez lui encore un doute. Que son intention affichée en façade n’est pas acceptée par son inconscient.

Penser mais sans peur

Personnellement je considère qu’un travail sur ses peurs pendant son entrainement d’hiver lui serait d’une grande aide pour son avenir.

Dans sa préparation, il n’a pas programmé son subconscient pour gagner. Les lois de l’univers : l’intention, l’alignement font partie des détails indispensables à la réussite du plus petit projet imaginé. La confiance en soi n’est au meilleur niveau.

Une fois l’objectif visualisé, ambitieux, une projection claire, avec la conviction qu’on le mérite, que l’on est prêt, la concentration sur le processus à accomplir pour le réaliser et la cohérence avec le projet: travailler chaque jour à tous les détails qui nous font avancer vers le but.

En sport ,cette réflexion est de mon point de vue essentielle pour atteindre le niveau mondial. On entend bien que le niveau européen dans le discours d’Antoine est une étape.

Mais lorsque la victoire se présente la saisir tout de suite est la meilleure des façons de la prendre une prochaine fois ou de mettre en œuvre encore plus d’imagination et de motivation pour aller en chercher une autre au lieu d’en attendre l’occasion favorable.  

Les valeurs du golf
Ce que le golf nous apporte

Alors comment se préparer à cela ? D’abord en prendre conscience avec son entourage. Un coach mental digne de sa profession a cela dans ses outils aujourd’hui, Aimé Jacquet, Claude Onesta, Zinedine Zidane ou Didier Deschamps… ont montré la voie.

Un outil: hypnose profonde

Les techniques de coaching de développement personnel ne suffisent pas, trop longues à obtenir des résultats sauf si l’athlète a commencé très tôt à travailler sur lui-même (Teddy Riner en est un exemple).

Entrer et sortir du flow, de la zone en golf est délicat. L’apprentissage le plus efficace est à mon sens dans l’hypnose profonde. La seule technique qui permet de reprogrammer l’inconscient du joueur de manière rapide.

Jouer au naturel

Nos croyances limitantes viennent du plus profond des âges. Nous n’en sommes plus conscients, mais la machine automatique qui actionne nos gestes est programmée par toutes nos croyances et nos peurs en plus de nos besoins.

Alors la meilleure manière de gagner c’est de se projeter dans la victoire. La visualiser, ressentir l’effet que cela nous fait par tous les sens qui nous sont donnés.

Il ne reste plus qu’à jouer…pour réaliser enfin le rêve que l’on a fait.

Michel Prieu

La formule magique: Beau Bien Bon

Le golf et la vie

Bonjour à tous,

Plus qu’une formule, l’art du jeu!

Un nouveau play-off de perdu par un français à l’Open de Maurice. Beaucoup de français dans e top 10 et tout le monde se réjouit. Pas moi !

Je me pose la question depuis des années et j’ai trouvé des pistes de progrès. Je les ai fait connaître aux intéressés. Sans réponse encore, mais je sais que la vérité surprend.

Ils ont raison: laisser maturer la réflexion avant de passer à l’action est une sage solution. Rendez-vous l’an prochain!

Lecture, musique et golf

Ce n’est pas mon propos d’aujourd’hui. Il y a peu, j’ai été invité par un de mes mentors à lire Elizabeth Grimaud.

Décidément ce nom apporte au golf des opportunités enrichissantes.

Hélène Grimaud dans son magnifique « Variations sauvages » m’avait convaincu de pratiquer mieux la visualisation d’action pour préparer mes coups d’approche avec plus d’attention.

Elizabeth Grimaud a une formule magique pour jouer au golf avec tout son être : pour être heureux sur un parcours jouer Beau Bien Bon !

Vous allez encore penser que je divague mais pas du tout. Suivez-moi un moment.

Etes-vous satisfait de votre jeu ? Est-il beau ? Est-il bien ? Est-il bon ?

La formule 3B

Qui a fixé les limites de votre jeu ? Personne d’autre que vous. Voilà que la formule de 3B vous donne l’opportunité de réviser vos ambitions à la hausse.

dig

J’écris ces mots, coincé dans les grèves en Région Parisienne après avoir assisté à l’Assemblée générale d’un club de golf heureux à Gagny: L’Ecole de golf de Cyril Ferran. Lui aussi a trouvé la formule pour rendre des joueurs heureux dans leur golf.

Il emmène directement ses joueurs sur un parcours et a pour objectif, le plaisir de jouer et d’être en accord avec soi. Plus que les diriger, il accompagne ses joueurs.

En cela il cultive le Bon en premier , passe au Bien pour arriver au Beau.

Personnellement ma réflexion de ce matin pluvieux puisque je viens de lui présenter ma méthode d’apprentissage par le jeu est que je veux rester dans la ligne magique de Beau Bien Bon.

Elizabeth Grimaud définit ainsi ses 3B :

Beau : « qu’est-ce qui éveille et réjouit mes sens ?

Bien : « Qu’est-ce qui nécessite mon attention ? »

Bon : « Qui a besoin de mon humanité ? »

Tout au long de la lecture à chaque page, j’ai pensé que le golf réunit tout ça.

Respecter les 3 B en jouant au golf nous met dans « la zone ». Celle qui nous permet de jouer au meilleur de soi-même.

Imaginer son jeu: le créer

Pourquoi joue-t-on au golf ? Parce que c’est beau.

Le cadre du parcours qui joue avec la nature, ce vert qui nous ressource dans le dessin d’un architecte dont le dessein est à comprendre.

Le lancer est beau, comme un pas de danse. Avec notre musique intérieure, il devient l’expression de soi. Optimisme, spiritualité, dépassement de soi, créativité, le swing est tout cela à la fois.

Ce n’est pas comme cela qu’il vous est appris aujourd’hui mais ma méthode d’apprentissage par le jeu (GE2M) vous apprendra cela. C’est dans ce but que je vous demande de visionner en premier un très beau modèle qui donne du sens à votre projet.

A vous de prendre votre Bien en mains. « S’appliquer, s’impliquer sont l’essence du bien, le bien façonne, améliore l’estime de soi ».

Qu’est-ce que j’entends dans vos propos : « je suis nul, … ce jeu, ce n’est pas pour moi… ».

Le bien ne parle que de sa propre performance. Juste une attitude mentale pour profiter du jeu afin d’avoir du plaisir et rester en bonne santé.

L’effort fait pour jouer demande toutes nos qualités. Les erreurs sont là pour nous montrer l’opportunité de les corriger. Le bien du golf est qu’il est un jeu avec soi.

La zone (The flow)

Cela s’applique aussi aux joueurs de golf de haut niveau de la même façon. Quand ils ratent le cut ou la victoire, ils n’ont pas fait bien.

Pour être dans la zone 4 piliers concernent le bien :

  • Nutrition
  • Respiration
  • Concentration
  • Visualisation/ancrage

Sans ces fondements travaillés chaque jour, la victoire s’échappera vers un autre.

Le pays, une fois de plus est en grève. Le blocage vient du fait que nous n’avons pas appliqué ni la méthode des 3B depuis des générations, ni travaillé les piliers pour être dans « la zone ».

Je ne me suis pas égaré : le golf c’est la vie !

Bien-faire, bien-vivre concerne tout notre être. Pour être imaginatif au golf, jouer est naturel et instructif. Nous apprenons de nous, alors il n’y a pas de limite.

Nous ne pourrons jamais atteindre le meilleur de notre jeu si l’on ne se met pas en chemin pour tenter de progresser un peu chaque jour.

La méthode GE2M d’apprentissage par le jeu, vous parle de vous. Vos doutes vous apprendrez à les lever. Une croyance se change en un instant.

Comptez-sur moi et ceux qui m’entourent pour montrer que vous avez plus de talent que vous ne pensez. C’est juste que vous avez gardé le frein à main au moment de le développer.

Le golf crée du lien

Et naturellement la méthode nous relie au Bon. Le bon est une clé de contact. Nos échanges autour de la méthode auront créé de la confiance. Encouragé vous serez plus motivé pour cultiver à votre tour votre confiance en soi, volet de l’estime de soi avec l’image et l’amour de soi.

Nous sommes toujours plus sévères avec nous-même. Mais le travail en groupe arrangera cela. Apprendre à tout âge, s’activer dans ce qui nous plaît est un gage de longévité.

Le golf est bon pour ça. Entrer dans un club à l’autre bout du monde avec la confiance du Beau Bien Bon trouve son ancrage : les gens qui jouent avec vous deviennent des amis. Je témoigne en avoir dans le monde entier. Sur le sujet j’ai plein d’histoires à raconter.

Le jeu de golf est bien dans la triade du Beau Bien Bon.

Dans l’un ou l’autre votre jeu a de quoi s’enrichir et vous de vous épanouir.

Bon golf à tous !

Merci de me donner votre avis, nos échanges seront fructueux!

Méthode d’apprentissage par le jeu

Résumé

Bonjour à tous,

2019 voit s’écouler ses derniers jours. Qu’attendez-vous du Père Noël du golf ? Un swing tout neuf ? Un index nouveau ? Du matériel flambant neuf ?

Trois pépites

Dans les histoires de mon dernier ouvrage « Le golf et la vie », j’ai caché une pépite pour ceux qui voudraient jouer au golf et qui n’osent pas.

Une autre pour ceux qui jouent déjà et qui veulent mieux jouer.

Enfin une troisième pour ceux qui rêvent de jouer à un chiffre mais qui buttent sur leur swing…

Dans les habiletés du golf ce n’est pas le swing qui est le plus important. C’est l’intention de jouer au golf que vous devriez chercher en premier.

C’est l’intention de mettre la balle où vous décidez qui devrait vous guider. Vous cherchez au practice un swing que vous ne retrouvez jamais lorsque vous jouez.

Cyril Ferran amène directement ses joueurs sur le golf et je vois à CGCF des golfeurs heureux…Pourquoi ? Ils jouent au golf !

Les trois pépites cachées dans les pages de « Le golf et la vie » sont une seule et même méthode.

La première une méthode pour les débutants qui disposeront au bout de 3 mois toutes les clés pour jouer au golf. Capables de jouer en compétition avec eux-mêmes. Ils sauront déjà choisir quel joueur ils veulent être!

Joueur débutants:

Pour apprendre à jouer au golf, je propose qu’enfin la logique du jeu soit le fil conducteur de l’apprentissage:

Partir du green au tee et de jouer le premier jour.

La méthode propose un savoir-faire et aussi de jouer avec l’esprit du jeu : ses règles, son savoir vivre, sa convivialité, sa sociabilité… Pas obligé de faire la tête quand on croise un autre golfeur…La courtoisie, le respect, l’élégance d’esprit et d’allure font aussi partie du jeu.

L’esprit du jeu rappelle que l’apprentissage fini, le joueur sera autonome, responsable de son jeu grâce aux efforts qu’il aura fait.

L’enseignant apporte les informations sur la méthode et l’attitude mentale pour l’apprendre.

Le joueur tient les clubs et reste l’acteur privilégié de son apprentissage. J’ai glissé des nouveautés pour l’aider dans son évolution:

Vision – visualisations – mime

Regarder plusieurs fois un modèle frapper un swing et des situations de jeu vous aide à mémoriser. Même si vous n’y croit pas. Cadeau de notre nature.

  • L’image attire l’attention du cerveau
  • La répétition des visions montre notre intérêt croissant
  • La mémoire se forme au geste complet qui a du sens
  • Regarder un geste parfait est aussi efficace que répéter un geste mal assuré

Organisation des cours

Avant la première leçon j’invite chacun à imaginer quel joueur il veut être dans 3 mois et je propose un cours sur le cerveau pour apprendre à apprendre à jouer.

Au golf , l’intention et l’imagination sont au pouvoir!

10 cours collectifs de 2 heures/semaine pour mieux apprendre les 7 situations de jeu classiques que vous rencontrerez sur tous les terrains de golf du monde:

  • Grip de club, posture, grip de putter et putting. Jeu
  • Chipping et putting
  • Wedging et putting
  • Jeu de fers courts
  • Bunker et bunker putt
  • Fers longs, hybrides, bois,
  • Drive (et autres ateliers)

Pour compléter: ajustements et réglages sur tous les ateliers durant 3 cours.

Nous préciserons les routines pour sécuriser votre jeu, gagner du temps d’apprentissage.

Vous aurez le trousseau complet de clés pour jouer et progresser comme vous le souhaiterez.

Quelle priorité à opérer entre intention, direction, puissance, longueur, précision? Nous discuterons.

Comment le mime est-il vraiment en mesure de vous assister en plus du moniteur ? Quelques secrets de joueur et d’entraîneur à ajouter.

Pour atteindre votre meilleure régularité, poser un objectif, comment visualiser  pour réussir à créer son jeu, même peu confiant?

Quel est le processus de visualisation de prévention du stress ? Le processus de visualisation d’un coup ? Comment gérer ses émotions ?

Et les règles dans tout cela, du bon sens : ne jamais s’avantager en jouant !

Joueurs chevronnés

La méthode sert aussi pour baisser votre handicap comme vous ne l’avez jamais imaginé.

C’est le même programme, mais avec quelques surprises pour hausser le niveau d’exigence, gommer vos croyances limitantes.

Le frein du progrès en golf? C’est nous et nous seul!

Avez-vous déjà entendu parler de statistiques ? Savez-vous préparer un plan de jeu. Mais plus encore, l’appliquer ?

Où cela va-t-il se passer ? Chez vous si vous m’invitez, en deux temps. Une causerie pour faire connaissance, écouter vos intentions afin de personnaliser le programme.

Puis action sur votre zone d’entraînement et votre parcours.

Contactez-nous

Bon golf et Joyeux Noël

Michel Prieu

PS: Pourquoi 20 heures de cours? Croyez en vous. L’avenir vous appartient!

La genèse du projet Golf Entre Deux Mondes (GE2M)

Pourquoi ce blog?

Tony Finau à l’entrainement au practice. Son TEAM veille attentivement!

Pour créer un espace de partage avec vous sur le golf tout entier.

Ce jeu qui nous rend heureux ou pas, mais nous passionne en tout cas. Ecouter vos questions et y répondre. Parler de l’actualité de notre sport pour contribuer à son développement. Lui rendre ce qu’il m’a donné.

Qu’allez-vous y trouver ?

Un billet régulièrement sur notre sport, son système et ses à-côtés face au monde qui évolue.

Le golf a des valeurs qui  sont peu connues, voire à peine reconnues.

Je souhaite vous en partager ma vision et tout son contenu. Vous guider dans des endroits de vous-même que vous avez oublié.

La technique, l’enseignement, son évolution. La préparation physique et  mentale sans oublier comme trop souvent l’immatériel, ce supplément d’âme qui fait le champion.

Nous évoquerons les intelligences mises en jeu. Plus spécialement le développement personnel et la gestion des émotions, tous deux indispensables dans l’évolution du jeu de chaque joueur amateur ou professionnel.

Au golf, tout est dans la tête, nous en parlerons ! Montrer comment les neurosciences nous racontent cela aujourd’hui.

Une histoire une anecdote, une rencontre…pour sourire ou peut-être pleurer.

Faire aimer…

Comment apprendre à jouer ? Par quel bout commencer ? Comment se perfectionner ?

Aimer et prendre du plaisir à sans cesse s’améliorer.

Trouver le temps et en gagner pour répéter et ainsi s’entraîner…

Tentez, faites comme vous le sentez.

Jouer au golf nous invite à passer un moment avec soi, ses forces et ses faiblesses.

Accompagner un ami, un parent ou plus loin un inconnu. Sport universel, il ouvre le contact entre les joueurs.

Le golf nous offre un challenge, le pouvoir de trouver le meilleur en soi.

L’essence de ce jeu est de rester cohérent avec qui l’on est !

Rien n’y est prémédité et pourtant “tout y est toujours parfait !”

Lisez puis testez en jouant.

Bon golf à tous!

Stress: ami et ennemi

Jouer au golf devrait être un plaisir mais pour beaucoup d’entre nous ce n’est pas toujours le cas. Après deux mois d’arrêt forcé, une saison pas encore commencée nous sommes tous prêts à nous lancer…

C’est la reprise: stressé ou pas ? L’impatience et l’envie de jouer dominent, je crois. Mais attention coronavirus nous guette si nous sommes anxieux ou stressé même chez soi. Deux mois enfermés cela laissera des traces.

Recommandé de jouer ces premières fois avec calme et faire attention à ce qui se passe en soi. Pourquoi ? Le stress vous guette à chaque pas en jouant au golf. Chaque coup est nouveau.

Deux stress

Savez-vous qu’il y a deux stress ? Le bon et le mauvais. Vous les avez déjà expérimentés tous les deux.

Mine de rien, nous sommes tous des êtres stressés, nous sommes construits comme ça. Notre GPS dans le cerveau scanne en permanence ce qui pourrait être un danger. Il gère notre survie et n’aime pas du tout de repérer une situation inconnue.

Le cerveau nous facilité le jeu mais il peut aussi le compliquer. Apprenons à l'apprivoiser.
Le cerveau: on peut jouer avec lui

Le cerveau vit toujours dans le passé. Il connait, il a l’habitude de nos schémas automatiques construits depuis que l’on est enfant par nos parents et tout notre environnement. Nous ne pouvons échapper à nos blessures et souvent nous n’en sommes pas conscients. On veut être performant pour être fier de soi, briller auprès des autres, le calme, la paix intérieure, l’amour de soi ne fonctionne pas comme on le croit. Notre éducation nous a trompé sur toute la ligne.

Bon stress

Les situations inconnues sont permanentes puisque dans notre environnement tout change à chaque instant. On traite 60 à 90000 pensées dans une journée, de quoi s’inquiéter car beaucoup nous viennent du passé et sont souvent négatives. Par tempérament chacun est donc plus ou moins stressé.

Le bon stress vous permet de vous concentrer. Vous êtes focus sur un sujet qui vous passionne pour mieux le comprendre ou l’étudier, une lecture, un dossier, votre activité habituelle pour la fignoler… Vous restez calme pas d’excès de nervosité.

Le bon stress conduit à la lucidité et permet d’anticiper le mauvais stress

Au golf vous êtes bien dans vos routines, vous jouez comme vous savez et vous réussissez ce que vous projetez.

La recherche d'équilibre est inutile, juste jouer en harmonie avec soi et le parcours: le plaisir est là!
Jouer posé et calme, en harmonie avec soi!

L’équilibre au golf vous le savez, on le cherche mais c’est utopique puisque naturellement nous ne sommes pas équilibrés. Notre métabolisme, notre posture même sont sans arrêt en train de changer.

Mauvais stress

Rester concentré longtemps en jouant est de ce fait lié à notre capacité à ressentir ce qui se passe en nous. Nous n’y sommes plus trop habitués avec le bruit qui nous entoure, toutes les activités que l’on mène de front nous en empêchent.

Alors une erreur de jeu vient tout perturber. La balle est tombée dans un obstacle alors qu’on l’avait repéré en ayant peur d’y aller. En voulant s’appliquer, on rate le coup, la frustration nous gagne. Notre voisin parle au moment de jouer, la tension monte encore d’un cran.

Tous les obstacles sont des pièges de l'architecte et un cauchemar pour beaucoup de joueurs.
Face à l’obstacle, peur et stress

Un était parti pour s’entraîner, chercher un résultat et tout se passe de travers. Un autre voulait prendre un cours, mais il était pressé par l’approche d’un nouveau rendez-vous…

Tous ces petits tracas font monter en nous le stress qui peut se traduire par des sentiments divers, la honte, la culpabilité, la colère… Mauvais stress et mauvais sang au propre comme au figuré.

Cortisol = manque de défenses immunitaires

Cet excès de colère fait que notre cerveau va demander la sécrétion de cortisol qui déjà nous tenait concentré sur le jeu. Le déséquilibre provoqué nous mettra en danger pour les heures qui suivent.

Cinq minutes en état de colère vont mettre 5 heures à se résorber dans notre corps. La machine qui se met en marche automatiquement fait que notre système immunitaire est en forte baisse et nous expose à tout se qui passe sans nos défenses.

Accepter et respirer

Notre concentration en prend coup aussi, surtout si sans prise de conscience le calme ne revient pas en nous.

Toute émotion au golf est synonyme de perturbation de soi et donc de son jeu. Jouer en "ça m'est égal" une loi à respecter!
Rester calme comme cette eau

Comment gérer tout ça ? En premier lieu accepter l’erreur et ne pas ruminer. Le passé est passé, c’est un jeu, relativiser… Je sais, plus difficile à dire qu’à faire.

Mais le jeu nous éduque, le golf le fait plutôt bien, personnellement il m’a beaucoup changé depuis que j’aime y jouer.

Puis vous pouvez respirer pour vous calmer. Faire descendre votre rythme cardiaque justement par la respiration en cohérence cardiaque. Vous gagnerez du temps pour résorber le cortisol en excès.

Techniques de libération des émotions

Si cela vous arrive en partie de compétition, il est bon de connaître des techniques en EFT (Emotional Freedom Technic) qui vous permet de gagner du temps et récupérer de votre état normal plus rapidement aussi.

Nous avons dans le corps 14 méridiens qui permettent de faire circuler l’énergie. Sur une émotion, une contrariété un accès de colère, de peur ou de culpabilité, en stimulant des points de ces méridiens, vous pourrez vous calmer et retrouver le plaisir de jouer.

Pour se calmer, trouver les points qui  vont nous aider. Une technique à maîtriser.
Apprendre de ses doigts…

Une fois que vous aurez pris conscience de tous ces petits tracas que l’on croit passager, préparez vos parties pour éviter de stresser. Méditez, cela vous aidera aussi à jouer plus calmement et prendre un plaisir plus grand à chaque sortie.

Bon golf à tous!

Michel Prieu

Mon ami le sac

Pour débuter au golf nous commençons avec un club ou au mieux 3 surtout avec la Méthode GE2M. Chacun les apprivoise du mieux qu’il peut. Puis vient le moment d’entrer sur le parcours et de choisir un sac.

Mon sac est mon ami pour devenir plus fort en JEU. Je ne suis pas que JE
Mon ami le sac

Petit à petit, coup après coup avec les essais et les erreurs on découvre que le golf est un sport individuel. C’est une arnaque vraie.

Au golf, nous sommes toujours deux : le sac et soi pour affronter le parcours.

Le sac se choisit, comme un ami

Ce sac que l’on a choisi (ou pas), gros, coloré, à trépied et des fois sur un coup de dés, sans se douter de l’importance qu’il a.

Le sac ne laisse jamais tomber mais nous cela peut nous arriver...
A bichonner, pas laisser tomber

Le sac de golf est bien plus important que l’on ne croit. Chaque joueur doit avoir la meilleure connaissance de soi, mais faire équipe avec son sac est tout aussi important.

Le sac quand on part pour un parcours se prépare lui aussi pour s’adapter au parcours et à la journée qui est engagée. Il contient à la fois l’ensemble la panoplie pour jouer mais aussi il est là pour nous protéger : nous abriter en cas de pluie, nous permettre de boire et de manger. Nous secourir avec le livre des règles en cas de conflit ou d’oubli dans un obstacle…

Le sac est un ami, une aide véritable dans notre équipe.

Quel caractère a-t-il?

Il a son caractère, mais pour le découvrir nécessaire de s’en occuper en fonction de son budget mais aussi de notre niveau de jeu et de notre ambition.

Le sac s'adapte par tous les temps mais juste quand on y pense à temps. Pas toujours dans l'instant présent.
Le sac s’adapte à tous les temps

Le sac évolue dans le temps comme chaque joueur. Un sac de débutant comme soi, devient avec l’expérience un sac de joueur complet quand nous sommes prêts.

Pour se soutenir dans les tempêtes du jeu une fois choisi ses caractéristiques principales, il doit nous permettre d’aller loin et droit pardonner nos erreurs passagères autant que faire se peut. Près du green il sera précis pour nous permettre des nuances de jeu, augmenter le volume de son propre jeu.

Golf en famille même sous la pluie pour une partie de plaisir partagé.
Les enfants jouent , les parents souffrent. Un soutien avec des tas d’émotions

Pour apprivoiser ces nuances, mine de rien nous devons passer du temps ensembles. Un couple, un mariage n’est jamais facile à réaliser. Seule l’expérience va nous y aider.

Composer le sac

Le mien par exemple est composé du driver qui n’est pas mon club préféré. Il me sert juste à mettre la balle au milieu du fairway.

Et là le jeu commence, bois 3 et 4 (souvent) que je remplace par un bois 5 selon la longueur du parcours. Un hybride 4 et la précision commence avec le fer 5 et ses cousins fer, 6, 7, 8, 9. La famille des clubs qui aide à la stratégie de jeu.

Apprivoiser ses clubs est une partie importante de notre entraînement. En vraie grandeur, le plaisir d'y passer du temps
Apprivoiser ses clubs et comprendre le sac

Enfin, 4 fers de précision, 48°, 52°, 56°, 60°. Je l’ai bâti avec le temps et il varie un peu avec le pays et la météo du jour où je vais jouer.

J’ai passé du temps avec tous mes clubs pour savoir leur vrai caractère, leur précision et leurs nuances d’approche.

J’ai beaucoup visionné Nick Faldo quand j’ai commencé à jouer. Bien sûr je n’ai pas son swing mais je sais avec constance faire passer mon club au bon endroit pour aller tout droit.

Pour mieux jouer: se comprendre et s’apprivoiser

Encore aujourd’hui et sans beaucoup d’entraînement j’ai plaisir à trouver un drapeau à 100 m sans être trop loin du trou.

J’ai appris avec le temps la longueur exacte que chaque club me donne quand je les joue un coup plein. Ensuite avec un quart, demi ou ¾ pour précision d’amplitude. Les mains en haut du manche me donnent une information et j’en ai une autre avec le grip en bas.

Cela fait mille nuances, mais du coup mon ami le sac est d’une aide précieuse.

Quand au putter je l’ai voulu beau et bien équilibré. Avec lui aussi j’ai passé du temps. Sans déplacement, sur le tapis dans le garage comme on l’a souvent vu dans cette période de confinement.

L’hiver pour encore partager et se découvrir

Parfois l’hiver, je laisse mon ami le sac dans le coffre de la voiture. Je pars avec son petit frère léger, la place pour trois ou quatre clubs seulement avec deux ou trois balles.

S'entraîner c'est déjà jouer. Mais nous restons obnubilés par nos score, l'ego n'est pas le jeu, il nous fait déjouer
Tony Finau à l’entrainement

Son petit frère ne pèse pas ni dans le physique et encore moins dans le mental. Il permet de mieux comprendre certaines nuances de caractère de clubs que je n’ai pas l’habitude d’utiliser.

Cela me permet de me projeter sur tel ou tel parcours que je jouerai en voyage ou durant les vacances d’été. Au golf j’aime anticiper, rêver du jeu que je veux jouer. Entre deux coups, on a le temps de dialoguer avec un ami même s’il est petit.

Le sac sait tout de moi…

Mon ami le sac est ainsi capable de me dire mes quatre vérités. Mes points faibles à réparer, mais aussi mes points forts à surtout ne pas négliger. Ce sont eux qui me permettront dans un jour moyen de sortir mon épingle du jeu.

Plus jamais à partir d’aujourd’hui vous ne penserez que vous êtes seul à jouer bien ou mal. Protégez, bichonnez avec humilité et lucidité et même avec tendresse votre ami le sac. Il vous rend ce que vous lui donnez, comme un ami le fait.

On va pouvoir recommencer à jouer.

Bon golf à tous !

GE2M RESUMEE***

Une méthode d’apprentissage du golf par le jeu.

En 24 heures de cours , le débutant devient joueur de golf autonome, cohérent avec lui , responsable de son jeu et en mesure de s’améliorer lui-même sur de bases solides.

Avec les innovations de GE2M, le moniteur, le directeur du golf et la FFG seront aussi gagnants.

Réunion d’accueil

Cessions de petit jeu et du swing progressif (2h/semaine)

  • Posture et grip de club, puis de putting. Jeu de putting
  • Chipping. Jeu alterné putting et chipping
  • Wedging. Jeu alterné, putting, wedging, chipping
  • Swing fer court, jeu alterné, wedging, swing, chipping
  • Bunker de parcours et bunker de green. Jeu…

Rituels de préparation des coups, vision du modèle, visualisation, techniques de jeu et swing de base acquis, les joueurs sont aptes à jouer un ou de trous de parcours. L’entraînement virtuel ou réel inter cours régulier est recommandé.

Cessions de maîtrise des bases de jeu long (2 h/ semaine)

  • Fers longs . Jeu et perfectionnement des pratiques cession 1
  • Hybrides et bois de parcours. Jeu en ateliers selon les joueurs
  • Drive (atelier individuel) . Jeu en ateliers selon les joueurs.

Cessions d’optimisation (2h/semaine)

  • Points forts et points faibles et l’esprit du jeu sur un parcours
  • points faibles et points forts et règles élémentaires du jeu
  • Parcours de 9 trous en équipes autonomes.

Bilan d’évaluation

  • Documents de progrès
  • Evaluation de l’enseignement
  • Evaluation de l’enseignant
  • Questions-réponses

Un cadre pour avoir confiance dans son jeu

  • Un cadre pour favoriser la créativité des joueurs de 7 à 77 ans.
  • Un processus simple, fiable et ludique orienté plaisir et réussite.
  • Jouer son golf en constante amélioration
  • Un coût d’apprentissage dans l’esprit du jeu maîtrisé.

*** Pour les joueurs intermédiaires et à un chiffre séances de 4 heures tous les 15 jours. Patience, un processus de gestation est nécessaire.

*** Joueurs à un chiffre, stage performance en 5 jours sur devis (6 joueurs maxi)