Des chiffres qui posent question…

Les chiffres de l’enseignement du golf sont désastreux. Beaucoup de joueurs cessent de jouer au golf après 2 ans ou 5 ans. Ceux qui continuent ne font pas les efforts de progresser….

Une innovation technique “Special Delivery” de Michaël Wolseley pourrait changer ces données. L’espoir prend forme.

COURS DE GOLF
Comment putter en sécurité?

J’étais parti aux Canada et en Californie pour construire un peu mieux la structure de NCS (New Champion School), le bébé de Golf Entre Deux Mondes.

Ce machin inspiré des All Blacks néozélandais qui dominent le monde du rugby depuis que le jeu de ballon ovale existe. Je vous le concède projet élitiste peut-être, mais dans le domaine je n’ai fait que suivre l’école qui m’a appris: celle de la République. C’est vrai, c’était hier mais elle m’a appris à apprendre.

Aussi encore aujourd’hui à 70 ans passés, si l’on évoque des sujets d’actualité comme philosophie, informatique, neurosciences , neuromarketing, religions comparées, spiritualité…,  je peux comprendre une part de ces mots du moment sans être dépassé.

J’ose dire que je suis en phase avec mon temps. Merci à Michel Serres qui m’a beaucoup aidé à le comprendre. Je reste un fou passionné pour bien des gens mais vivant !

Rapide bilan

Nous n’avons pas en golf de joueurs au top mondial même s’il y a des progrès. Suite à quelques échecs cuisants chez les jeunes joueurs, la FFG a mis le turbo pour tenter de redresser la situation. Cela ne concerne que le haut niveau. Le socle général capable d’alimenter le niveau d’excellence n’est pas activé avec la vigueur nécessaire, les écoles, les écoles de golf et les clubs.

Comment peut-on passer 40 ans dans une fédération de golf et voir notre sport ne pas progresser? Je ne suis pas passéiste, je pense en ce moment même comment demain sera meilleur qu’aujourd’hui.

Je veux contribuer à faire gagner du temps aux plus jeunes. Pas enseigner, pas pérorer, donner juste une information. Ils décideront pour eux-mêmes. Ils sont plus intelligents que nous ne l’étions à leur âge.

Recherche de l’excellence

Trop occupé à faire marcher les usines que des actionnaires m’avaient confiées, je voulais aussi pour mon équilibre personnel être un bon joueur de golf.

Une quête continue…

Je n’avais pas le temps alors intuitivement j’ai créé des raccourcis. J’ai utilisé ce que les pilotes d’avions, les skieurs, beaucoup de sportifs et de virtuoses se servent …, mais aussi les ouvriers, techniciens ou managers : j’ai visualisé.

Pour tout, pour ma vie, pour le jeu…

Je me suis vu directeur d’usine de forge (ma spécialité de cœur)J’ai imaginé être bon joueur de golf. Je me suis projeté enseignant à l’université pour préparer des techniciens pour améliorer les brevets que mes équipes avaient déposés…

Un peu chaque jour, un rituel de visualiser, d’y croire avec persévérance, mais surtout faire un pas chaque jour vers l’image qui me guidait.

Imagination plus forte que le mental

L’action, agir, oser…Oh ! pas parfaitement, mais d’autres plus intelligents ont poursuivi ce que j’avais engagé.

Avec mes collaborateurs ainsi motivés nous avons ouvert le domaine international et montrer aux Japonais comment forger. Aux américains et aux allemands aussi avec l’imagination tout devient possible.

La curiosité, les voyages m’ont donné l’opportunité d’observer des joueurs qui ont gagné : Woods, fils d’Arnold et de Jack, mais aussi Ballesteros père de Jose Maria, Fred le copain de mon coach Michaël  au Valley Club.

Constater et détester l’amertume de voir nos meilleurs français dans le même jeu qui flanchaient au moment de gagner.

Que tirer d’une telle diatribe ? Que français, nous ne sommes pas préparés à travailler dans le golf pour arriver gagner sur le plan mondial passé notre jeunesse.

Un trou se crée entre 16 et 23 ans . Entre la fin de l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte

Dans d’autres sports on sait faire…

J’admire Onesta, Parker, Deschamps, tous fils de…parce qu’ils ont sorti de leur confort tous les joueurs qu’ils ont éduqués. Ils les ont poussés dans leurs derniers retranchements. Bien aidés par ceux qui bien avant ont proposé aux enfants les initiations à leur jeu de ballon et assistés des techniques et connaissances nouvelles sur le système nerveux .

Le talent ne suffit pas,

On ne peut être virtuose sans avoir du talent. Dommage de venir doucher l’humeur des rêveurs, mais pour atteindre le zénith de son meilleur, chacun doit bosser, beaucoup bosser et très tôt. Travailler ça fait peur, c’est dur, mais c’est le seul moyen de créer le chemin du meilleur de soi-même.

Postes d’entraînement, peu actif

Le tournoi de Roland Garros nous donne un nouvel exemple ou plusieurs : Federer-Wawrinka et Thiem-Monfils. Les deux premiers sortent leur meilleur et Monfils « s’excuse «  de trouver Thiem meilleur ». Il a pour objectif d’être meilleur, mais n’a pas mis les actions en place pour l’être.

Les handballeurs sont formés au plus jeune âge par des professeurs. Cinq ans d’études, issus de STAPS, ils ont des connaissances et des qualités qui, quoi que l’on en dise forment des gamins au plus jeune âge dans l’amour du jeu. Certains des gamins peut-être seront dégoûtés mais pour l’élite des cuisiniers, fait-on des omelettes sans casser des œufs ?

En golf, qui est capable de former de bons joueurs nationaux ? Pleins de pros. Internationaux Européens ? Un peu moins. Mondiaux ? Aucun.

Pas une lâche attaque, un constat. En Espagne ? Plein. En Belgique ? Aussi, marrant car depuis peu, merci Nicolas (Colsaert pour les amis). En Italie ? Aussi.

L’excellence fait appel à de multiples exigences

Quelle leçon tirer d’un tel constat ? Que nous ne préparons pas les enfants suffisamment rigoureusement. Que leur équilibre éducatif, sportif n’est pas cohérent.

Leur développement personnel est insuffisant. Conséquence, au moment de décrocher la victoire, ils n’ont pas les clés pour maîtriser le dernier geste. La concurrence ? Foutaise, elle existe pour tous.

Que disait à ce sujet Céline Boutier, dernièrement ? Je veux bien l’aider à débriefer ce qu’elle vient de vivre. Idem pour Jean Van de Velde, Greg Havret, Thomas Levet…

Les plus jeunes aussi, cela pourrait les aider. Le golf, ils connaissent mais le niveau d’excellence ? Exigences requises ? Leurs Qualités et talent? Faiblesses ou vulnérabilités? Les valeurs à connaître?…

Echec = opportunité de progrès

Quelle outrecuidance dans ces propos diront certains, mais simplement mettons nous autour d’une  table et prenons le temps d’étudier les exemples d’échecs. L’échec est l’opportunité unique de progresser. A condiion de ne pas éluder les sujets qui fâchent.

L’attitude mentale demande des qualités et chez aucune personne, elles ne sont jamais toutes au sommet. « Tout est toujours parfait ! » pourtant. Cela veut dire qu’il faut accepter cela et faire un pas de plus chaque jour pour combler les écarts.

L’attitude mentale est fondamentale

Au plan mondial il en est question à tout moment et peu de nos joueurs sont prêts pour la joute finale. Ils se comparent et une excuse vient toujours pour justifier le résultat passé. Le succès se prépare, c’est un processus qui se cultive jeune.

En fait , ils ne sont pas assez préparés, pas bien orientés, pas lucides pour viser la victoire. Trop de croyances limitantes, perpétuellement stressés intérieurement et leur environnement.

Un parcours est à mettre en perspective et le jouer avec son imagination. Les grands joueurs ne parlent pas des problèmes , ils cherchent des solutions

Peu d’espace entre l’échec et le succès au sommet de hiérarchie des tournois. Un détail.

Des mots et analyses souvent sensés mais ensuite quels actes pour se rapprocher du sommet imaginé ?  L’excellence rime avec souffrance diront beaucoup, je préfère avec intelligence.

J’ai aimé découvrir Koepka, Streellman, Simpson, Finau… il y a 5 ans. Tous sont présents mais un seul a gagné des majeurs. Les autres placés pas encore gagnants.

L’exemple du moment: Brooks Koepka

Koepka, nous le prenons pour un robot, mécanique, or sa finesse d’analyse est remarquable. Humeur égale, génial pour un joueur , contrôle momentané… Sphinx mais pas émasculé, il aime le risque. Il tente la limite.

Stratégie assurée, quand il arrive sur le parcours même bouffé par l’émotion (entrer dans l’histoire n’est pas une petite leçon) la mécanique du corps est super automatisée, le rythme est cohérent : le travail accompli prend la suite.  

Les automatismes sont créés même si le moral est perturbé, le corps continue de savoir jouer. Il joue par cœur et sa marge d’erreur est minime.

Qui l’a formé ? Et les autres premiers mondiaux ? Tous des artisans, chercheurs passionnés, coach d’université, des opportunités ou concours de circonstances.

Qui fait la réputation du coach ? L’éducateur, l’entraîneur, le confident, le leader ou son élève qui se met en lumière ? Qui est le miroir de qui ?

Des chiffres qui me désolent..

Des chiffres que personnes ne veut diffuser : sur 100 joueurs formés, 75 arrêtent au bout de 2 ans, 90 au bout de 5 ans.

Jouer avec qui l’on est, son talent et ses vulnérabilités.

Chiffres des USA avec un autre plus inquiétant : parmi ceux qui résistent et qui ont stabilisé leur golf (Index ou hcp 26 moyen) 3% seulement descendent de 4 points en 10 ans. Autant dire que la volonté de s’améliorer est laissée au vestiaire ou au bar au profit de la convivialité.

Pas de critique à cela, chacun fait un choix. Comment ne pas avoir plus envie de progresser dans son activité ? Comment admettre de stagner à un index sans tenter de progresser ? Que fait – on de notre ego ? Les joueurs de golf ne parlent lors d’une partie que de leurs meilleurs coups. Pourquoi ne pas avoir encore compris que jouer 18 avec quelques idées simples d’organisation est des plus facile ? Personnellement, je démontre cela cela à mes amis en 5 parcours sans toucher au swing.

Une lueur d’espoir…

Je viens d’apprendre que depuis un an mon mentor Michaël Wolseley a des resultats épatants avec ses élèves. Fruit de 40 ans de recherche, dont une partie à l’université pour étudier les neurosciences. J’ai fait comme lui depuis 2014 pour comprendre comment fonctionne notre cerveau et l’appliquer au golf.  

Chacun dans notre domaine nous avons trouvé les mots pour expliquer comment swinguer en conscience et préparer son jeu en toute circonstance. Cela fait tomber nombre de croyances…

Enfin une innovation technique : Special delivery et inertial signature

Fini les réflexions du up and down , du yoyo des scores, la régularité est dans l’intention de jouer en serrant le jeu. Moins d’incertitude sur un résultat. La précision en ressentant le mouvement dans les mains, en oubliant la stricte technique.  

La vitesse dans une main et la force dans l’autre sans confondre les segments du corps chargés de les produire. Un geste clairement expliqué, qui préserve l’ensemble du corps. Geste qui évite les efforts pour conserver la trilogie longueur-direction-précision. Mouvement compris de la même façon par un chinois, américain ou un français…

Enseignant et chercheur…, il a fini par trouver

Rassurez-vous il est prévu qu’il vienne expliquer son innovation aux Pros qui voudront le suivre et ainsi la multiplier. Le golf mérite cela alors qu’il est à un tournant. Il a besoin de se régénérer, de franchir un palier, de choisir d’autres voies pour le pratiquer.

Je pense véritablement que « Special Delivery » est une méthode universelle. Une chance de faire évoluer le milieu, car tout l’univers du golf amateur joue à un faible niveau, je vous l’ai maintes fois signifié.

Vers une évolution du métier d’enseignant de golf

Bémol: les pros déjà certifiés vont devoir repartir à l’école pour apprendre la meilleure façon de s’adresser à leurs élèves. Combler le déficit de communication, de relation, de confiance en soi, de volonté et de détermination….

Deux mondes: pour jouer au golf, préparer avec sa tête et jouer avec son cœur cela s’apprend et se cultive.

Les cours sont déjà prêts et les ateliers de formation aussi dans ce but.

Pourquoi un tel déploiement de moyens en complément des brevets d’état? Pour aider les clients. Les inspirer pour les inviter à changer, à poursuivre leur progrès une fois initiés. Prendre des précautions oratoires pour leur parler de leur ego, les sécuriser pour faciliter le changement.

Laisser tomber les habitudes qui n’ont pas donné de bons résultats depuis des années au profit de nouvelles qui permettraient de mieux jouer.

Un tel investissement mérite récompenses pour les enseignants : plus de clients, plus de résultats, un meilleur retour financier. La possibilité d’enseigner plus facilement et plus rapidement aux débutants, peut-être des cours collectifs plus efficaces. Un apprentissage par le jeu inspirant et plus ludique.

Une méthodologie d’apprentissage à suivre

L’opportunité pour les enfants (candidats potentiels de NCS) de les faire jouer en formation initiale dès le premier jour. De leur permettre d’entrer sur un terrain en moins de 20 heures de cours avec un niveau de réussite jamais réalisé. Et c’est pareil pour les adultes!

Vous imaginez-vous dire la même chose à toute une famille ? Apprendre à jouer avec un swing délié en 6 ou 7 heures de temps et le garder même si vous ne jouez pas souvent. Découvrir une technique qui utilise tout le cerveau avec ses qualités et ses défauts? Utiliser la visualisation , le mime et la répétition pour accélérer l’apprentissage et penser plus vite au jeu.

Des pratiques qui vous permettent par analogie pour faire la cuisine ou les devoirs, réussir à l’école et même dans votre métier pour ceux qui y sont déjà engagés.

Le cerveau ainsi engrammé c’est la cœur, la joie de jouer qui fera le succès du jeu que vous aimez. Vous pourrez alors tout imaginer. Jouer avec joie en fait c’est cela le succès. Juste réaliser notre souhait contribue à nous garder enjoués.

Actions pratiques?

Des idées se sont concrétisées pour arrêter de râler.

La création des golfs s’est multipliée mais tous galèrent pour trouver des solutions afin d’être mieux exploités. Les chiffres énoncés n’ont pas vraiment changé de puis des années. Nous passons tant de temps sur les parcours, le jeu est si lent qu’il me coupe l’envie de jouer. Je m’exerce au practice et je vais marcher seul ou accompagné.

Le golf est fait pour jouer et on l’a oublié. Trop compliqué à bien jouer, c’est ce qui est expliqué. Une opportunité vient de s’ouvrir, donnez moi un peu de temps pour vous la faire adopter.

Les professionnels devraient être mieux formés

Poser les actions avec d’autres pour permettre à celui qui a trouvé, Michaël Wolseley, d’enseigner sa pratique au plus grand nombre des pros. Ses expériences parlent pour lui, metteur au point de Seve Ballesteros, Fred Couples, Jean Van de Velde, et d’autres encore… Partout où il est passé il a laissé des traces. Il m’a demandé de participer à diffuser son enseignement

S’occuper mieux de jeunes pour régénérer le golf

Pour NCS, projet privilégié, l’occasion de créer un label pour ne faire travailler que des Pros avec le même niveau de qualité. Sans brusquer les choses, attendre que les progrès réalisés par un enseignement de plus haut niveau, des pros bien formés aux techniques modernes produise ses effets.

Toute proportion gardée dans ma vie professionnelle c’est ainsi que toutes les innovations que mes équipes ont réalisé ont fini par percer.

Pour la première fois c’est le sport et ce golf qui m’a tant donné  qui va me donner cette joie.

Michel Prieu

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