A quand une grande victoire?

Les yeux vers les sommets

Plusieurs victoires manquées dans cette fin d’année 2019 chez les joueurs français, mais plusieurs s’en rapprochent…

Vous devez vous dire, quel est ce mec qui parle de joueurs de golf de très haut niveau qui perdent en play-off alors qu’il est dans son fauteuil ?

Vous n’avez pas tort, mais je me pose la question un peu différemment.

Comment des pays latins qui nous ressemblent en golf ont-ils fait naître des joueurs dans le Top 30 mondial et qu’ils y campent encore dernièrement ? Laissons même de côté tous les anglo-saxons.

Haut niveau au niveau?

Antoine Rozner vient de faire une interview qui éclaire le sujet dans Swing, le podcast de l’Equipe et du Journal du Golf.

Mon propos n’est pas de juger la performance des joueurs qui est remarquable, mais de comprendre la différence entre perdre un play-off ou le gagner.

La victoire en tournoi est un processus

La compétition de golf met en lumière les comportements du joueur dans ses moindres détails, d’infimes détails qui font la différence entre être second ou premier.

La place de premier se prépare, c’est un processus. Le même en sport que celui qui est pratiqué pour réaliser un objectif d’entreprise. Entreprendre aujourd’hui encore plus qu’hier, engage à vouloir être le meilleur.

Donner le meilleur de soi même. S’entourer pour avoir le meilleur TEAM: “Together Everybody Achieves More”. On est plus fort à plusieurs que tout seul! (en traduction personnelle).

On regarde sans toujours comprendre les différence s

La liste de nos magnifiques perdants est longue. Elle commence avec Jean Van de Velde, Thomas Levet, Gregory Havret, plus près de nous, Benjamin Hébert, Mike Lorenzo Vera, Antoine Rozner. Chez les dames Gladys Nocera ou Céline Boutier ont manqué des victoires aussi dans leurs tournois.

J’ai eu l’occasion de d’écrire que chez les Espagnols, il y a une filiation depuis Severiano Ballesteros. Cette filiation est née parce qu’il s’est impliqué dans la vie du golf espagnol et cela continue. Ils ont “les clés de la gagne” pour mettre en place tous les détails de la victoire.

La force de l’expérience des anciens

En France, cela commence à peine. Thomas Levet, Greg Havret, Raphaël Jacquelin chacun à leur façon font beaucoup pour transmettre leur expérience. Chez les joueurs professionnels de leur entourage mais aussi chez les plus jeunes, voire les très jeunes joueurs. C’est déjà une grande avancée.

Le joueur de golf est un chef d’entreprise

Chacun des joueurs professionnels est maintenant un chef d’entreprise. Sur tous les circuits, ils disposent d’une cellule personnelle pour se préparer techniquement, physiquement et mentalement (pas toujours émotionnellement et spirituellement en France).

Où sera le sommet du jeu demain?

Le sport de haut niveau atteint de tels sommets que pour exister cette cellule doit fonctionner comme un système bien huilé. C’est au joueur de la réguler en fonction de sa vision de son avenir personnel. De la précision de ses objectifs, de la minutie avec laquelle il se projette et se programme.

Comme il pilote son jeu, il prend les décisions sur son programme et toute sa préparation. Elle doit être à la fois parfaitement détaillée et souple pour pouvoir s’adapter en cours d’année. Cela demande de l’expérience et une rigueur de chaque instant en golf. Pas de place au relâchement en tournoi et encore moins dans ses choix d’entraînement.

Le plan B ?

Intéressant d’écouter Antoine Rozner parler de la pression du 72ème trou du Mauritius Open.

Penser plus et autrement

Son challenge: réaliser birdie pour gagner ou par pour aller en play-off. Mille manières de faire birdie pour un professionnel.

La majorité des joueurs d’aujourd’hui mise sur le fait de prendre un par 5 en deux pour cela. Je trouve que ce n’est pas la meilleure solution sous pression pour plusieurs d’entre eux.

Il me semble que ce serait plus facile à l’entraînement de préparer un birdie en 2 coups plus approche au drapeau. Sur un 72ème trou, la position du drapeau n’est jamais un cadeau pour les joueurs. Une sorte de plan B pour gagner en confiance, avoir plusieurs solutions à disposition.

Cette proposition suppose que le joueur axe son entraînement sur un wedging de précision plus que sur un swing de drive placé avec sûreté. Nous savons tous que poser un swing à 280 m est particulièrement délicat. Dans le sac, ce club donne des résultats aléatoires. Un bois de parcours ou un wedge plus aisé.

Le jeu plus que le practice

Antoine Rozner dans ce play-off a été à la hauteur de l’enjeu puisqu’il réalise 3 birdies. Il est conscient de la valeur de son jeu. Il a pris des risques. Mais son discours montre tout de même qu’il a une croyance limitante à faire sauter.

Jouer son 72ème trou le fait encore raisonner : rater le par c’est tomber du podium et prendre un risque maximum au play-off est plus facile parce que le coup imparfait nous place en second…

Préparer ses objectifs et les processus attachés

Cela me fait dire que le joueur de formation française de golf part pour ne pas perdre plutôt que de vouloir gagner. (Cf ce que propose V. Pérez de formation américaine…)

Ce type de raisonnement ne peut pas l’amener au niveau supérieur. Cela montre qu’il y a chez lui encore un doute. Que son intention affichée en façade n’est pas acceptée par son inconscient.

Penser mais sans peur

Personnellement je considère qu’un travail sur ses peurs pendant son entrainement d’hiver lui serait d’une grande aide pour son avenir.

Dans sa préparation, il n’a pas programmé son subconscient pour gagner. Les lois de l’univers : l’intention, l’alignement font partie des détails indispensables à la réussite du plus petit projet imaginé. La confiance en soi n’est au meilleur niveau.

Une fois l’objectif visualisé, ambitieux, une projection claire, avec la conviction qu’on le mérite, que l’on est prêt, la concentration sur le processus à accomplir pour le réaliser et la cohérence avec le projet: travailler chaque jour à tous les détails qui nous font avancer vers le but.

En sport ,cette réflexion est de mon point de vue essentielle pour atteindre le niveau mondial. On entend bien que le niveau européen dans le discours d’Antoine est une étape.

Mais lorsque la victoire se présente la saisir tout de suite est la meilleure des façons de la prendre une prochaine fois ou de mettre en œuvre encore plus d’imagination et de motivation pour aller en chercher une autre au lieu d’en attendre l’occasion favorable.  

Les valeurs du golf
Ce que le golf nous apporte

Alors comment se préparer à cela ? D’abord en prendre conscience avec son entourage. Un coach mental digne de sa profession a cela dans ses outils aujourd’hui, Aimé Jacquet, Claude Onesta, Zinedine Zidane ou Didier Deschamps… ont montré la voie.

Un outil: hypnose profonde

Les techniques de coaching de développement personnel ne suffisent pas, trop longues à obtenir des résultats sauf si l’athlète a commencé très tôt à travailler sur lui-même (Teddy Riner en est un exemple).

Entrer et sortir du flow, de la zone en golf est délicat. L’apprentissage le plus efficace est à mon sens dans l’hypnose profonde. La seule technique qui permet de reprogrammer l’inconscient du joueur de manière rapide.

Jouer au naturel

Nos croyances limitantes viennent du plus profond des âges. Nous n’en sommes plus conscients, mais la machine automatique qui actionne nos gestes est programmée par toutes nos croyances et nos peurs en plus de nos besoins.

Alors la meilleure manière de gagner c’est de se projeter dans la victoire. La visualiser, ressentir l’effet que cela nous fait par tous les sens qui nous sont donnés.

Il ne reste plus qu’à jouer…pour réaliser enfin le rêve que l’on a fait.

Michel Prieu

Vers une autre approche du golf

Connaissez-vous les chiffres de l’apprentissage du golf ? Etes-vous satisfait de votre apprentissage ? Avez-vous autour de vous des amis qui ont appris à jouer et qui ont abandonné ? En combien de temps avez vous appris à jouer? Comment s’est passée votre entrée sur un parcours? Avez vous envie de progresser encore?

En France sur 100 personnes qui apprennent, plus de 90 arrêtent au bout de 2 ans (chiffres non certifiés mais tenaces ) …Trouvez-vous cela inspirant ? Pas moi et je veux améliorer cela…

Réglages tardifs…

Dans les dernières vidéo « Les leçons de l’été » sur la Chaîne YouTube je rapporte que j’ai constaté chez les joueurs universitaires : un manque d’intelligence du jeu.

Pourquoi frapper fort si jeune?

Les jeunes sont encouragés à frapper fort la balle. Les coaches et entraîneurs disent qu’il est important de gagner le maximum de terrain. Ce n’est pas faux mais mériterait d’être nuancé.

Que pour jouer le drive on investisse sur le physique pourquoi pas, le golf demande une vraie attitude athlétique. Pour résister à la latéralité imposée par le swing et supporter les marches répétées à haute dépense d’énergie, l’entraînement physique demande un investissement.

Mais pourquoi ce manque de nuance quand le drapeau est à moins de 110-120 mètres ? A cette distance et en dessous l’intelligence de jeu doit prendre le dessus sur la longueur, juste de la logique de jeu .

Pour atteindre le haut niveau, énorme effort de connaissance de soi
Haut niveau, gros effort

Joueur aguerri, je considère que direction et précision doivent prendre le pas sur la puissance pour toucher la cible au plus près. L’intelligence de la situation est le moyen d’attaquer le parcours aussi sûrement et plus souvent que de prendre les par 5 en 2.

Apprendre aux jeunes joueurs à frapper fort est contre-productif pour leur développement de joueur. Ils ne pensent qu’à swinguer à fond pour le reste de leur jeunesse. Alors que le petit jeu est la clé véritable du jeu, l’apprendre tôt me paraît un atout. Je n’ai pas dû suivre tous les épisodes de l’évolution du jeu…

Sur le BornForGolf Tour, Le Stadium Concept anime et complète intelligemment la partie de tous les joueurs. Les croyances sont bien ancrées. De mon point de vue, les jeunes joueurs sont déformés. L’esprit du jeu devrait prévaloir et ce n’est pas le cas.

Au départ, drive ou fer? Dépend de soi : stature et confiance en soi

Le concours de drive est prisé mais le chipping et le putting sont moins fréquentés ? Pourquoi ? Parce qu’il manque une méthode d’apprentissage.

La méthodologie facilite l’apprentissage

Pour développer une technique (quelle qu’elle soit), le cerveau a besoin d’un cadre méthodologique. Des repères partagés qu’ensuite chacun va s’approprier et arranger en fonction de ses qualités et ses vulnérabilités.

L’important d’une méthode n’est pas le résultat mais le processus à appliquer pour réussir et créer le jeu selon son intention.

Si l’intention est de frapper fort et de lancer la balle le plus haut possible, alors que deviennent direction et précision ?

Savoir qui l’on est…

Nous voyons cela dans tous les tournois chez les filles comme chez les garçons. Le physique, l’intelligence kinesthésique prend le pas sur le reste des intelligences. Encore petits les jeunes joueurs filles et garçons même sur parcours adaptés à leur âge restent court. Le wedging, le chipping s’impose à tous

L’intelligence du jeu est l’utilisation de toutes les intelligences du joueur. Le talent est d’inventer chaque coup et de mettre le parcours dans sa poche. Le petit jeu à 30 mètres du green développe cette connaissance indispensable à tous les joueurs.

Cela demande une préparation, une imagination sans limite. Une joie de jouer comme peut l’être un musicien avec son instrument seul ou dans l’orchestre. Le jeu à 30 mètres ne demande pas d’effort mais beaucoup de créativité. Ce jeu entre 2 et 30 mètres restera à vie bien compris restera à vie.

Il me semble que les grands champions de toutes les générations ont expliqué cela mais pour faire moderne on néglige cet héritage. Et le niveau de jeu reste très bas.

56°: wedge de l’invincible

Le green surface de vérité. Toujours confronté à nous-même...
Green, tous les choix de jeu en nous

Je souhaite à tous les joueurs d’avoir le plaisir de découvrir le calme intérieur de d’imaginer qu’à 30 mètres du trou le nombre de coup est calculé. Manier correctement son 56° permet de projeter son score sa régularité. En équipe votre capitaine peut compter sur vous

Je regrette vraiment qu’une méthode n’ait pas été imposée par la FFG (et les autres fédérations) croyant que ce sport était profondément individuel peut-être. Dernièrement j’ai suivi avec plaisir le Scottish Open et l’Open de France et donc le travail des green-keepers. Ils s’ingénient à préparer des parcours difficiles, durs, rapides. Comment stopper une balle? Avec un petit jeu à la sensibilité bien réglée…

Une méthodologie liée à la logique du jeu

Douloureux de constater que même lorsque des enseignants Pros signent un contrat avec la Leadbetter Academy, ils n’en appliquent pas toujours les principes et outils du maître américain.

Bien jouer près ou sur le green donne de la constance aux résultats
La victoire se dessine sur le green

La tendance veut que les pros de toutes obédiences, utilisent les chaînes et réseaux sociaux à longueur de semaines. Ils apportent des astuces diverses pour tenter de remédier aux défauts récurrents des joueurs en manque de repères. Cela brouille encore plus le désarroi des joueurs amateurs. Pour changer un geste un pro en présentiel s’impose.

Avec ce que j’ai appris cette année, je sais que maintenant nous sommes à un tournant. Pour la formation initiale ce sera moins vrai. Michaël Wolseley viendra l’expliquer. Je n’ai pas hésité dans “Le golf et la vie “ à proposer une méthodologie. Ce n’était pas prévu mais parfois un auteur doit s’adapter, rester ouvert au progrès.

Une méthode permet de s’y référer. Une méthode prend en compte son auditoire. Ici la référence est le jeu. La technique de base apprise est pour juste jouer au plus près et proche de la finalité: mettre la balle dans le trou. Putter, chipper en premier.

Partout, les gens qui apprennent le golf finissent en pensant qu’ils ne sont pas doués. Gauches au début, sans savoir à quoi servira le bout de swing appris. La plupart du temps ils sont stressés par ce que raconte le Pro qu’ils ne comprennent pas toujours. Les apprentis se comparent à l’idée qu’ils se sont faite en regardant la télévision ou leur voisin. Ce stress perturbe leur concentration quand ce n’est pas d’autres soucis qui viennent les empêcher de comprendre ce qui leur est expliqué.

Special Delivery

Je propose une méthode à partir du swing « Special Delivery » de mon coach et ami Michaël Wolseley. Il la propose depuis plus d’un an, fruit de ses études et recherches à l’université de Californie. Metteur au point de Ballesteros, Van de Velde, observateur régulier de Couples… Il a interrogé tous les grands joueurs du PGA Tour actuels.

Ce swing est novateur en ce sens qu’il allie directement l’intention, la technique et le rythme du joueur que l’on disait séparés. Celui-ci met en jeu les muscles et segments logiques de la biomécanique. Prévention du dos par dissociation des segments du bas et du haut du corps.

Régler le swing: fun mais toujours délicat. Réservé aux joueurs de haut niveau.

J’ai pris son enseignement directement avec lui en Californie. Pourquoi ses joueurs gagnent-ils 15 coups en 3 mois depuis deux ans qu’il enseigne ce nouveau geste? On oublie la technique pour ne chercher qu’un ressenti dans les liaisons logiques entre le club et le corps.

Pour être créatif vous devez vous préparer à être créatif et oublier la technique. Le geste se crée par un rituel logique, des sensations pour donner la puissance sans perdre la coordination.

Pour créer du jeu ? Faire son coup virtuellement.

L’intention du joueur pour inventer son coup est primordiale pour mobiliser ses intelligences. La composer virtuellement le coup à jouer, le guide pour harmoniser le geste à la situation de jeu. Il combine de manière systémique la trilogie longueur-direction-précision.

Cela donne des coups différents en fonction de la distance de la cible. Le jeu devient naturel en fonction de chacun. La méthode permet de comprendre et de s’adapter. Elle offre l’opportunité de gagner du temps d’apprentissage au débutant.

Le joueur est seul sur le green

Plus facile de jouer avec les clubs du sac pour respecter son rythme intérieur. Le plaisir du jeu vous tire vers le haut. Vous serez moins pollués par la technique. Chaque coup inventé donne des sensations qui renforcent la confiance en soi.

Pour comprendre comment cela fonctionne les didactiques proposés donnent des solutions pour le chipping et le wedging à 40-45 mètres. La logique du jeu est sans cesse respectée.

Arrivé sur le green, il reste la motivation pour terminer le coup et battre le parcours au lieu d’être frustré parce que l’on a raté une fois de plus ce que l’on avait imaginé.

Entraînement de qualité partagé:

Faut-il beaucoup s’entraîner pour paraître doué ? Pour les joueurs qui veulent en faire leur métier, certainement comme vous l’avez fait pour assoir votre notoriété professionnelle.

Sinon visualiser, mimer et passer du temps sur les aires d’entraînement de jeu direct. Le practice fausse l’approche du parcours. Nécessaire d’y aller tout de même pour régler la technique de swing. Ces réglages vous en serez demandeur, vous en sentirez les besoins avec l’évolution de b votre niveau de jeu.

Pour imaginer une progression rapide vous devez investir quelques minutes tous les jours pour visualiser et mimer. Le cerveau le permet: il ne fait pas de différence entre une situation virtuelle ou réelle. Profitez-en. Passez un peu de temps toutes les semaines (une heure au moins) à répéter vos gestes en vraie grandeur. La répétition ancre votre geste en mémoire automatique.

Seul souvent pour décider mais des réglages accompagnés
Tout surveiller…

Passer du temps au putting et au petit jeu est plus rentable que de tenter d’avoir un swing parfait au grand jeu. Le wedging à 50-60 mètres du green offre des opportunités de progrès insoupçonnées.

Peu de balles mais chacune avec une attention de qualité

Vous n’aimez pas le practice ? Partez avec 3 clubs et exercez-vous directement sur le parcours. Partez même avec un seul club et le putter, vous apprendrez plus que de pousser ou tirer un chariot avec un sac plein de clubs.

Une chance en plus que cela accélère le jeu. Moins de réflexion pour choisir le club. Par contre quel plaisir d’inventer son jeu de cette façon.

Le parcours nous donne toujours sa vérité. Jouez le et prenez du plaisir.
Le parcours, du plaisir

Allez, tentez cela cet hiver, et vous verrez que l’an prochain votre index va baisser. Vous pouvez même le programmer si vous suivez la méthode que je vous ai proposée.

Bon golf à tous

Conférence: Le golf et soi

Le golf est un jeu qui se joue en soi, avec la tête et beaucoup le cœur…

Le golf, un tout…

Pourquoi chercher à comprendre comment fonctionne notre cerveau en jouant au golf?

Pour en tirer le meilleur de nous même.

Le golf est un jeu, mais jouons nous vraiment?

Faire connaissance avec le joueur que nous sommes est plus efficace que de chercher le swing parfait. 

Les recherches scientifiques apportent aujourd’hui de nouvelles connaissances qui changent notre réflexion.

Par exemple montrer comment joue le stress non pas psychologiquement mais physiologiquement et nous empêche de capter les informations utiles à nos apprentissages.

Penser son jeu avant et jouer

Elles expliquent, pourquoi jouer un coup d’approche en étant focus sur un élément objectif à partir d’une image est efficace pour la réussite du coup.

Comment utiliser toutes nos intelligences ? Comment gérer nos émotions avant, pendant et après un tournoi ?

Pourquoi une vision de carrière pour un professionnel?

Comment placer un objectif pour le réaliser ?

Tout l’intérêt de cette conférence d’éclairer ces nouveautés.

Plan de présentation de la conférence

Durée: 2 heures

1 Neurosciences kezako ?

  • Le système nerveux central
  • Le cerveau tri-unique
  • Son rôle : survie, besoins, reproduction
  • Comment ça fonctionne pour jouer au golf ?

2 Evolution du jeu de golf : loisir ou sport ?

3 Golf : une attitude mentale

  • 5 clés principales
  • Le cerveau préfère le progrès que le succès

4 Pourquoi toujours la technique ?

  • Où est la logique de l’apprentissage ?
  • La croyance du swing technique et parfait
  • Le swing ne fait pas tout : mieux vaut s’en persuader
  • Perfectionner le swing oui, mais à la demande du client

5 Et si on commençait par le jeu ?

  • Le golf c’est quoi ?
  • Alors soyons logique : apprenons simplement à jouer.
  • Pourquoi entre deux Pros tant de différence ?

6 Que demande le client d’aujourd’hui ?

  • Autonomie
  • Gagner du temps
  • Jouer sans s’entraîner…
  • Comment innover dans la manière d’apprendre

7 Engagement mutuel Pro-apprenant

  • Obligation de résultat
  • Initier mais développer le joueur
  • Apprentissage + plaisir = performance

8 Intelligences de jeu : domaine stratégique

  • Est-on sûr qu’un coup raté est la faute du swing imparfait ?
  • Est-il préparé ?
  • Quel est l’ordre qui est passé au cerveau ?
  • Quelle est la stratégie appliquée ?
  • Toutes nos intelligences sont mises en jeu : trier

9 Jouer coup par coup : Pourquoi ?

  • Jouer l’instant présent
  • Le passé est passé, inutile de ruminer : pourquoi ?
  • Le futur est préparé à l’instant seulement : jouer en équilibre
  • Etre attentif à soi et l’environnement avant de jouer

10 Le mental du golfeur, c’est quoi vraiment ?

  • Etre présent à soi d’abord
  • Savoir pourquoi l’on joue
  • Savoir où est son défi objectif.
  • Nous ne sommes que sur un fairway : pourquoi la peur ?
  • Calme et régularité, clarté de pensée : tout est prêt pour jouer.
Le vrai moteur…

11 Estime de soi, Volonté, détermination, mémoire… : des muscles

  • Les croyances limitantes et ressources
  • Le joueur c’est moi, mon ego à éteindre pour jouer
  • Ne pas se flageller, ne pas s’insulter : bienveillance pour soi, pourquoi ?
  • En colère : physiologiquement c’est se mettre en danger.
  • La bonne nouvelle c’est que tout peut être changé.

12 Les émotions à chaque instant : écouter, gérer, comment ?

  • Jouer et d’abord s’écouter
  • Faire comme l’on sait, comme on s’est entraîné
  • Le cerveau ne comprend que des ordres positifs et directs
  • Les croyances limitantes et pensées parasites : on peut tout changer
  • Une première clé : apprendre à respirer
  • Se préparer complètement : énergie et information lucide.
  • Les techniques pour se contrôler, avant, pendant et après un tournoi.

13 Quoi attendre de tout ça ?

  • Tout dépend du challenge que l’on s’est fixé
  • Equilibre à trouver en soi par la joueuse ou le joueur
  • Le golf c’est la vie : prendre ses responsabilités
  • Savoir swinguer ou savoir jouer ?
  • Découverte du jeu = découverte de soi
  • Entraînement : Peu x Souvent = Beaucoup de progrès

14 Questions – réponses

Merci de m’avoir lu, peut-être écouté mais en vérité ne me croyais pas. C’est ma vérité alors testez ce que vous avez retenu et vous saurez comme moi que vous pouvez scorer bas comme vous ne l’imaginez même pas !

Michel Prieu

Le mot du golfothérapeute

Le golfothérapeute

Arrangeur de joueur de golf? Vous préférez ce terme…

Je rêve que les nouveaux joueurs apprennent à apprendre le golf par le jeu pour être libre de jouer ce magnifique sport au meilleur d’eux-mêmes le reste de leur vie…

Le nombre d’abandon de ceux qui commencent à jouer pose question.

Que ceux qui jouent ne cherchent pas à améliorer leur niveau me pose question.

Comment apprendre autrement? Imaginer le joueur autrement…Plus complètement.

Un joueur de golf a 3 dimensions…

Le monde du golf d’aujourd’hui divise toujours le joueur en physique, technique, psychique, mental…

Alors que la réalité d’un joueur est systémique. Le mouvement de golf lui demande toute sa tête.

Les principes basiques du jeu sont ils présentés dans leur ensemble? Pas vraiment.

L’objectif d’apprentissage est-il borné dans le temps? Le joueur actif (pro-actif) face à son enseignant?

Pour espérer briller sur le sommet d’une pyramide chacun doit grimper les étages avec ses 3 dimensions:

  • Physique
  • Psychique
  • Immatérielle

Elles sont connectées, s’influencent l’une l’autre.

Les connaître, les accepter pour se déterminer et dessiner le plan de progrès vers l’objectif fixé est un préalable incontournable. Appris très jeune est un atout indiscutable.

L’immatériel est du domaine de l’Univers. Et les lois de l’Univers s’invitent dans le développement des compétences du sportif vers les objectifs qu’il s’autorise à suivre.

Un joueur de golf a de multiples expériences à vivre, les échecs seront souvent sa meilleure éducation. Lucide, humble, il peut gagner du temps, s’entraîner autrement…

Pour prendre le chemin du haut niveau les apprentissages précoces sont un avantage incontestable. L’éducation initiale est fondamentale.

La motivation ne suffit pas

Le joueur de golf est un créatif. Il doit au plus tôt apprendre à être créatif. Trouver en lui les rituels qui suppriment les questions.

Plus le niveau augmente et plus le joueur doit plonger dans ses profondeurs, comprendre ce qui l’anime jour après jour…Il a besoin d’un environnement cohérent pour développer ses mémoires musculaires, virtuelles, sensuelles, ancestrales…

L’imagination est plus forte que la volonté (traduit d’Emile Coué et sa méthode de suggestion consciente)

Quelle est la voie ? Pour viser une performance notre potentiel est diminué de toutes nos interférences.

La loi s’écrit ainsi:

Performance (succès ou réussite)  = (P- I) x M avec P=potentiel, I=interférences et M=motivation.

Pour exemple (matériel), si vous voulez beaucoup d’argent et que votre inconscient dit que « l’argent c’est sale », vous resterez sans le sou.

L’instant présent crée le futur…, instant présent

Notre cerveau est fait pour nous protéger. Il vit dans le passé. Nos émotions viennent du dialogue avec nos mémoires.

Alors il faut une putain de volonté pour penser sans arrêt au futur. Etre optimiste, imaginer à  chaque instant que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ne suffit pas.

Des compétences

Il faut agir, se lancer, pratiquer…vivre l’expérience du moment.

Le golf est un révélateur de soi

Le golf est jeu merveilleux pour ça. C’est simple de pousser une balle dans un trou. On le rêve, on le tente.

On réussit : plein de joie, fierté (peut-être mais mérité), on passe au trou suivant. Le cerveau en redemande…Joie de jouer.

On échoue : pas de colère mais analyser pour savoir pourquoi ? Corriger pour réussir le prochain, l’espoir c’est ça.

Le talent mais aussi la discipline

Le talent bien sûr jouera mais sans discipline personne n’avancera vers son meilleur.

Une volonté partagée et ouverte en Europe

Alors comment “soigner” tout ça ? Le golfothérapeute peut intervenir. Sa compétence conceptuelle lui permet de donner des pistes pour effacer-gommer-changer-réparer-remplacer tel ou tel tracas chez un joueur ou dans son environnement. Ouvrir le champ des possibles.

Les techniques existent, mais depuis Freud-Coué-Jung elles ont évolué. La pensée asiatique et hindou, brésilienne ou polynésienne sont venues compléter la pensée cartésienne. Oui, le monde change et heureusement l’éducation aussi. Pourquoi ne pas s’ouvrir à ces connaissances?

Une communauté de pensée

Il reste que cela demande une attitude mentale, une volonté, de la persévérance et beaucoup de bienveillance…

La discipline, la routine des mots que l’on n’aime pas, mais c’est naturel ils ne suffisent pas : le talent a besoin d’un rituel, une discipline, un effort pour s’épanouir au grand jour.

Un rituel dans le jeu pour la vie

Un rituel qui commence le matin au réveil pour mordre avec joie dans le programme journalier qui est dessiné.

Le golfothérapeute a des clés à donner. D’autres publications ou interventions pratiques les donneront: séminaires, conférences , ateliers, stages et formations.

J’oubliais de dire que pour une telle envie matinale aimer ce que l’on fait est toujours judicieux. D’ailleurs quelqu’un a dit : « si ton travail ne te plaît pas, changes-en sinon la maladie te tend les bras ».

Alors maintenant que vous avez compris qui j’étais auriez-vous un peu plus envie de jouer au golf ?

Apprendre ce jeu c’est découvrir à nouveau votre musique intérieure.

Distiller un chip ou un putt millimétré et entendre rouler la balle dans le trou est un plaisir que chaque joueur souhaite renouveler.

Ce jeu confine à la beauté…

Michel Prieu

C’est la rentrée, rencontres de l’été…

Avez-vous joué au golf? Comme vous le vouliez? Avez-vous fait des progrès? Vos rencontres, avec des amis? Votre famille?

Nous avons couru d’Andalousie à Paris en passant par Montpellier, Lyon, Bordeaux et pour finir à Biarritz. Magnifique et riche périple.

Golf à Antequera
Golf entre monts et vallées, beau à jouer, magnifique à admirer.
Beau à jouer, magnifique à admirer.

En premier sur le golf d’Antequera pour le Championnat d’Europe Universitaire 2019. Victoire de l’Université de Navarre (Espagne) chez les dames et de Stirling (Ecosse) chez les messieurs. Une tonne d’informations à vous proposer pour mieux aborder votre entraînement d’hiver

BornForGolf et Tours européens

Suivre le BornForGolf Tour est un bonheur. Les jeunes joueuses et joueurs de U6 à U16 participent à ces tournois en région. Ces étapes animent le calendrier un peu pauvre proposé par les Ligues et la Fédération. Les progrès sont visibles de tournois en tournois.

Une autre ambiance…

Une pause pour s’entraîner et montrer que l’on sait encore jouer. Golf de Brive pour confirmer la licence entre deux plongées dans la Dordogne pour pêcher à la mouche. Le club de cœur de Benjamin Hébert qui a perdu le Scottish Open mais gagné sa place à The Open.

Suivi de l’US Open où Céline Boutier finit 5ème (elle menait le troisième jour). Pour nos deux joueurs des clés nouvelles à trouver cet hiver pour passer au niveau supérieur. Je vous en parlerai, vous pouvez aussi les utiliser pour jouer avec vos amis.

Enfin les créations pour vous…

NCS (New Champion School) prend forme, ce sera une association Loi 1901. DLes liens avec le sommet , l’UGPM de Malaga se sont renforcés. Les premiers contacts avec les parents de jeunes gens se sont noués. Ces prémices pas sont encourageants. Pour suivre des enfants individuellement tout est en place maintenant.

Rencontres utiles pour grandir

J’ai profité d’un voyage à Paris pour informer de la création de GE2M, la PGA et La DTN de la FFG. Nous pouvons poursuivre le chemin pour entrer dans le concret.

Prochainement de nouveaux produits pour vous servir. Un week-end innovant pour mieux jouer au golf et apprendre à gérer vos émotions. Suivez le séminaire “Swing et Mental“. Le golf c’est la vie! Profitez-en!

Et pour la suite?

Que diriez-vous de golf en famille? Un weekend pour jouer et passer du bon temps?

Peut-être un stage performance pour ceux qui restent “accros ” à la compétition. Mais aussi une ouverture sur des sujets différents, une conférence du type “Golf et Neurosciences “. Ainsi une histoire pour comprendre comment fonctionne votre système nerveux

Et maintenant entrez dans la boutique pour découvrir un peu plus les livres qui viennent de sortir:

“Forger sa vie (Oser savoir)” : mille vies en une seule.

“Le Golf et la vie”: vers le golf de demain.

Des chiffres qui posent question…

Les chiffres de l’enseignement du golf sont désastreux. Beaucoup de joueurs cessent de jouer au golf après 2 ans ou 5 ans. Ceux qui continuent ne font pas les efforts de progresser….

Une innovation technique “Special Delivery” de Michaël Wolseley pourrait changer ces données. L’espoir prend forme.

COURS DE GOLF
Comment putter en sécurité?

J’étais parti aux Canada et en Californie pour construire un peu mieux la structure de NCS (New Champion School), le bébé de Golf Entre Deux Mondes.

Ce machin inspiré des All Blacks néozélandais qui dominent le monde du rugby depuis que le jeu de ballon ovale existe. Je vous le concède projet élitiste peut-être, mais dans le domaine je n’ai fait que suivre l’école qui m’a appris: celle de la République. C’est vrai, c’était hier mais elle m’a appris à apprendre.

Aussi encore aujourd’hui à 70 ans passés, si l’on évoque des sujets d’actualité comme philosophie, informatique, neurosciences , neuromarketing, religions comparées, spiritualité…,  je peux comprendre une part de ces mots du moment sans être dépassé.

J’ose dire que je suis en phase avec mon temps. Merci à Michel Serres qui m’a beaucoup aidé à le comprendre. Je reste un fou passionné pour bien des gens mais vivant !

Rapide bilan

Nous n’avons pas en golf de joueurs au top mondial même s’il y a des progrès. Suite à quelques échecs cuisants chez les jeunes joueurs, la FFG a mis le turbo pour tenter de redresser la situation. Cela ne concerne que le haut niveau. Le socle général capable d’alimenter le niveau d’excellence n’est pas activé avec la vigueur nécessaire, les écoles, les écoles de golf et les clubs.

Comment peut-on passer 40 ans dans une fédération de golf et voir notre sport ne pas progresser? Je ne suis pas passéiste, je pense en ce moment même comment demain sera meilleur qu’aujourd’hui.

Je veux contribuer à faire gagner du temps aux plus jeunes. Pas enseigner, pas pérorer, donner juste une information. Ils décideront pour eux-mêmes. Ils sont plus intelligents que nous ne l’étions à leur âge.

Recherche de l’excellence

Trop occupé à faire marcher les usines que des actionnaires m’avaient confiées, je voulais aussi pour mon équilibre personnel être un bon joueur de golf.

Une quête continue…

Je n’avais pas le temps alors intuitivement j’ai créé des raccourcis. J’ai utilisé ce que les pilotes d’avions, les skieurs, beaucoup de sportifs et de virtuoses se servent …, mais aussi les ouvriers, techniciens ou managers : j’ai visualisé.

Pour tout, pour ma vie, pour le jeu…

Je me suis vu directeur d’usine de forge (ma spécialité de cœur)J’ai imaginé être bon joueur de golf. Je me suis projeté enseignant à l’université pour préparer des techniciens pour améliorer les brevets que mes équipes avaient déposés…

Un peu chaque jour, un rituel de visualiser, d’y croire avec persévérance, mais surtout faire un pas chaque jour vers l’image qui me guidait.

Imagination plus forte que le mental

L’action, agir, oser…Oh ! pas parfaitement, mais d’autres plus intelligents ont poursuivi ce que j’avais engagé.

Avec mes collaborateurs ainsi motivés nous avons ouvert le domaine international et montrer aux Japonais comment forger. Aux américains et aux allemands aussi avec l’imagination tout devient possible.

La curiosité, les voyages m’ont donné l’opportunité d’observer des joueurs qui ont gagné : Woods, fils d’Arnold et de Jack, mais aussi Ballesteros père de Jose Maria, Fred le copain de mon coach Michaël  au Valley Club.

Constater et détester l’amertume de voir nos meilleurs français dans le même jeu qui flanchaient au moment de gagner.

Que tirer d’une telle diatribe ? Que français, nous ne sommes pas préparés à travailler dans le golf pour arriver gagner sur le plan mondial passé notre jeunesse.

Un trou se crée entre 16 et 23 ans . Entre la fin de l’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte

Dans d’autres sports on sait faire…

J’admire Onesta, Parker, Deschamps, tous fils de…parce qu’ils ont sorti de leur confort tous les joueurs qu’ils ont éduqués. Ils les ont poussés dans leurs derniers retranchements. Bien aidés par ceux qui bien avant ont proposé aux enfants les initiations à leur jeu de ballon et assistés des techniques et connaissances nouvelles sur le système nerveux .

Le talent ne suffit pas,

On ne peut être virtuose sans avoir du talent. Dommage de venir doucher l’humeur des rêveurs, mais pour atteindre le zénith de son meilleur, chacun doit bosser, beaucoup bosser et très tôt. Travailler ça fait peur, c’est dur, mais c’est le seul moyen de créer le chemin du meilleur de soi-même.

Postes d’entraînement, peu actif

Le tournoi de Roland Garros nous donne un nouvel exemple ou plusieurs : Federer-Wawrinka et Thiem-Monfils. Les deux premiers sortent leur meilleur et Monfils « s’excuse «  de trouver Thiem meilleur ». Il a pour objectif d’être meilleur, mais n’a pas mis les actions en place pour l’être.

Les handballeurs sont formés au plus jeune âge par des professeurs. Cinq ans d’études, issus de STAPS, ils ont des connaissances et des qualités qui, quoi que l’on en dise forment des gamins au plus jeune âge dans l’amour du jeu. Certains des gamins peut-être seront dégoûtés mais pour l’élite des cuisiniers, fait-on des omelettes sans casser des œufs ?

En golf, qui est capable de former de bons joueurs nationaux ? Pleins de pros. Internationaux Européens ? Un peu moins. Mondiaux ? Aucun.

Pas une lâche attaque, un constat. En Espagne ? Plein. En Belgique ? Aussi, marrant car depuis peu, merci Nicolas (Colsaert pour les amis). En Italie ? Aussi.

L’excellence fait appel à de multiples exigences

Quelle leçon tirer d’un tel constat ? Que nous ne préparons pas les enfants suffisamment rigoureusement. Que leur équilibre éducatif, sportif n’est pas cohérent.

Leur développement personnel est insuffisant. Conséquence, au moment de décrocher la victoire, ils n’ont pas les clés pour maîtriser le dernier geste. La concurrence ? Foutaise, elle existe pour tous.

Que disait à ce sujet Céline Boutier, dernièrement ? Je veux bien l’aider à débriefer ce qu’elle vient de vivre. Idem pour Jean Van de Velde, Greg Havret, Thomas Levet…

Les plus jeunes aussi, cela pourrait les aider. Le golf, ils connaissent mais le niveau d’excellence ? Exigences requises ? Leurs Qualités et talent? Faiblesses ou vulnérabilités? Les valeurs à connaître?…

Echec = opportunité de progrès

Quelle outrecuidance dans ces propos diront certains, mais simplement mettons nous autour d’une  table et prenons le temps d’étudier les exemples d’échecs. L’échec est l’opportunité unique de progresser. A condiion de ne pas éluder les sujets qui fâchent.

L’attitude mentale demande des qualités et chez aucune personne, elles ne sont jamais toutes au sommet. « Tout est toujours parfait ! » pourtant. Cela veut dire qu’il faut accepter cela et faire un pas de plus chaque jour pour combler les écarts.

L’attitude mentale est fondamentale

Au plan mondial il en est question à tout moment et peu de nos joueurs sont prêts pour la joute finale. Ils se comparent et une excuse vient toujours pour justifier le résultat passé. Le succès se prépare, c’est un processus qui se cultive jeune.

En fait , ils ne sont pas assez préparés, pas bien orientés, pas lucides pour viser la victoire. Trop de croyances limitantes, perpétuellement stressés intérieurement et leur environnement.

Un parcours est à mettre en perspective et le jouer avec son imagination. Les grands joueurs ne parlent pas des problèmes , ils cherchent des solutions

Peu d’espace entre l’échec et le succès au sommet de hiérarchie des tournois. Un détail.

Des mots et analyses souvent sensés mais ensuite quels actes pour se rapprocher du sommet imaginé ?  L’excellence rime avec souffrance diront beaucoup, je préfère avec intelligence.

J’ai aimé découvrir Koepka, Streellman, Simpson, Finau… il y a 5 ans. Tous sont présents mais un seul a gagné des majeurs. Les autres placés pas encore gagnants.

L’exemple du moment: Brooks Koepka

Koepka, nous le prenons pour un robot, mécanique, or sa finesse d’analyse est remarquable. Humeur égale, génial pour un joueur , contrôle momentané… Sphinx mais pas émasculé, il aime le risque. Il tente la limite.

Stratégie assurée, quand il arrive sur le parcours même bouffé par l’émotion (entrer dans l’histoire n’est pas une petite leçon) la mécanique du corps est super automatisée, le rythme est cohérent : le travail accompli prend la suite.  

Les automatismes sont créés même si le moral est perturbé, le corps continue de savoir jouer. Il joue par cœur et sa marge d’erreur est minime.

Qui l’a formé ? Et les autres premiers mondiaux ? Tous des artisans, chercheurs passionnés, coach d’université, des opportunités ou concours de circonstances.

Qui fait la réputation du coach ? L’éducateur, l’entraîneur, le confident, le leader ou son élève qui se met en lumière ? Qui est le miroir de qui ?

Des chiffres qui me désolent..

Des chiffres que personnes ne veut diffuser : sur 100 joueurs formés, 75 arrêtent au bout de 2 ans, 90 au bout de 5 ans.

Jouer avec qui l’on est, son talent et ses vulnérabilités.

Chiffres des USA avec un autre plus inquiétant : parmi ceux qui résistent et qui ont stabilisé leur golf (Index ou hcp 26 moyen) 3% seulement descendent de 4 points en 10 ans. Autant dire que la volonté de s’améliorer est laissée au vestiaire ou au bar au profit de la convivialité.

Pas de critique à cela, chacun fait un choix. Comment ne pas avoir plus envie de progresser dans son activité ? Comment admettre de stagner à un index sans tenter de progresser ? Que fait – on de notre ego ? Les joueurs de golf ne parlent lors d’une partie que de leurs meilleurs coups. Pourquoi ne pas avoir encore compris que jouer 18 avec quelques idées simples d’organisation est des plus facile ? Personnellement, je démontre cela cela à mes amis en 5 parcours sans toucher au swing.

Une lueur d’espoir…

Je viens d’apprendre que depuis un an mon mentor Michaël Wolseley a des resultats épatants avec ses élèves. Fruit de 40 ans de recherche, dont une partie à l’université pour étudier les neurosciences. J’ai fait comme lui depuis 2014 pour comprendre comment fonctionne notre cerveau et l’appliquer au golf.  

Chacun dans notre domaine nous avons trouvé les mots pour expliquer comment swinguer en conscience et préparer son jeu en toute circonstance. Cela fait tomber nombre de croyances…

Enfin une innovation technique : Special delivery et inertial signature

Fini les réflexions du up and down , du yoyo des scores, la régularité est dans l’intention de jouer en serrant le jeu. Moins d’incertitude sur un résultat. La précision en ressentant le mouvement dans les mains, en oubliant la stricte technique.  

La vitesse dans une main et la force dans l’autre sans confondre les segments du corps chargés de les produire. Un geste clairement expliqué, qui préserve l’ensemble du corps. Geste qui évite les efforts pour conserver la trilogie longueur-direction-précision. Mouvement compris de la même façon par un chinois, américain ou un français…

Enseignant et chercheur…, il a fini par trouver

Rassurez-vous il est prévu qu’il vienne expliquer son innovation aux Pros qui voudront le suivre et ainsi la multiplier. Le golf mérite cela alors qu’il est à un tournant. Il a besoin de se régénérer, de franchir un palier, de choisir d’autres voies pour le pratiquer.

Je pense véritablement que « Special Delivery » est une méthode universelle. Une chance de faire évoluer le milieu, car tout l’univers du golf amateur joue à un faible niveau, je vous l’ai maintes fois signifié.

Vers une évolution du métier d’enseignant de golf

Bémol: les pros déjà certifiés vont devoir repartir à l’école pour apprendre la meilleure façon de s’adresser à leurs élèves. Combler le déficit de communication, de relation, de confiance en soi, de volonté et de détermination….

Deux mondes: pour jouer au golf, préparer avec sa tête et jouer avec son cœur cela s’apprend et se cultive.

Les cours sont déjà prêts et les ateliers de formation aussi dans ce but.

Pourquoi un tel déploiement de moyens en complément des brevets d’état? Pour aider les clients. Les inspirer pour les inviter à changer, à poursuivre leur progrès une fois initiés. Prendre des précautions oratoires pour leur parler de leur ego, les sécuriser pour faciliter le changement.

Laisser tomber les habitudes qui n’ont pas donné de bons résultats depuis des années au profit de nouvelles qui permettraient de mieux jouer.

Un tel investissement mérite récompenses pour les enseignants : plus de clients, plus de résultats, un meilleur retour financier. La possibilité d’enseigner plus facilement et plus rapidement aux débutants, peut-être des cours collectifs plus efficaces. Un apprentissage par le jeu inspirant et plus ludique.

Une méthodologie d’apprentissage à suivre

L’opportunité pour les enfants (candidats potentiels de NCS) de les faire jouer en formation initiale dès le premier jour. De leur permettre d’entrer sur un terrain en moins de 20 heures de cours avec un niveau de réussite jamais réalisé. Et c’est pareil pour les adultes!

Vous imaginez-vous dire la même chose à toute une famille ? Apprendre à jouer avec un swing délié en 6 ou 7 heures de temps et le garder même si vous ne jouez pas souvent. Découvrir une technique qui utilise tout le cerveau avec ses qualités et ses défauts? Utiliser la visualisation , le mime et la répétition pour accélérer l’apprentissage et penser plus vite au jeu.

Des pratiques qui vous permettent par analogie pour faire la cuisine ou les devoirs, réussir à l’école et même dans votre métier pour ceux qui y sont déjà engagés.

Le cerveau ainsi engrammé c’est la cœur, la joie de jouer qui fera le succès du jeu que vous aimez. Vous pourrez alors tout imaginer. Jouer avec joie en fait c’est cela le succès. Juste réaliser notre souhait contribue à nous garder enjoués.

Actions pratiques?

Des idées se sont concrétisées pour arrêter de râler.

La création des golfs s’est multipliée mais tous galèrent pour trouver des solutions afin d’être mieux exploités. Les chiffres énoncés n’ont pas vraiment changé de puis des années. Nous passons tant de temps sur les parcours, le jeu est si lent qu’il me coupe l’envie de jouer. Je m’exerce au practice et je vais marcher seul ou accompagné.

Le golf est fait pour jouer et on l’a oublié. Trop compliqué à bien jouer, c’est ce qui est expliqué. Une opportunité vient de s’ouvrir, donnez moi un peu de temps pour vous la faire adopter.

Les professionnels devraient être mieux formés

Poser les actions avec d’autres pour permettre à celui qui a trouvé, Michaël Wolseley, d’enseigner sa pratique au plus grand nombre des pros. Ses expériences parlent pour lui, metteur au point de Seve Ballesteros, Fred Couples, Jean Van de Velde, et d’autres encore… Partout où il est passé il a laissé des traces. Il m’a demandé de participer à diffuser son enseignement

S’occuper mieux de jeunes pour régénérer le golf

Pour NCS, projet privilégié, l’occasion de créer un label pour ne faire travailler que des Pros avec le même niveau de qualité. Sans brusquer les choses, attendre que les progrès réalisés par un enseignement de plus haut niveau, des pros bien formés aux techniques modernes produise ses effets.

Toute proportion gardée dans ma vie professionnelle c’est ainsi que toutes les innovations que mes équipes ont réalisé ont fini par percer.

Pour la première fois c’est le sport et ce golf qui m’a tant donné  qui va me donner cette joie.

Michel Prieu