Pourquoi visionner un modèle?

Je vous ai invité à visionner un modèle de votre choix avec la plus grande régularité .

Foutaise de ma part, vous l’avez largement expérimenté. Souvenez vous juste de la façon dont vous avez appris à marcher et bien d’autres de vos activités.

Merci à nos neurones miroirs

Avant d’aller voir un moniteur, pourquoi diable regarder un modèle de joueuse ou joueur que l’on aime avant d’apprendre à jouer et même en sachant jouer ?

Pour gagner en équilibre, donner du sens à votre geste, utiliser une faculté du cerveau innée et de ce fait apprendre de la façon la plus efficace.

En tant qu’ergonome diplômé je peux vous dire que votre cerveau dans cet exercice est vraiment votre ami. J’ai expérimenté cela dès mes études en 1982. J’utilise encore cette opportunité pour conserver mon niveau de jeu même en jouant très peu.

Croyez-vous que ce soient vos pensées qui vous font bien jouer au golf ? Croyez-vous que votre mental vous fait faire le bon mouvement ? Pas du tout.

Comme votre respiration, vos battements de cœur, votre façon de marcher de monter à vélo ou de conduire votre auto, ce sont les connexions automatiques de votre subconscient qui opèrent pour votre swing de golf.

Alors comment créer un automatisme ? Répéter, répéter et répéter encore. Pas n’importe qui ou quoi et pas seulement au practice.

Choisir un modèle qui vous plaît

Par principe dans mes conseils je dis aux dames de choisir une dame. Le geste des dames est harmonieux, moins en force que celui des messieurs.

Pour les messieurs ils ont le choix entre les deux. Je préconise même à ceux qui veulent « taper fort » de regarder seulement les dames. Faites selon votre feeling, à l’émotion. Laissez votre intuition vous guider dans les images d’une ou d’un des meilleurs joueurs mondiaux.

Même si tous leurs swings sont différents, chacun de nous admettra facilement que celui ou celle qui se trouve aujourd’hui dans les 50 premiers joueurs mondiaux à un swing efficace, athlétique, constant.

Efficacité: même s’il n’est pas toujours esthétique, le club passe très souvent à l’endroit optimal pour décoller la balle.

Visionner donne une confiance presque inconsciente: un atout pour le futur!

Le cerveau subconscient ne fait pas de différence entre une image virtuelle, (visualisation, image fixe ou animée) et une action réelle, un swing au practice.

Regarder le swing d’un champion nous laisse serein, nous fait imaginer l’imiter parfois avec émotion : le cerveau aime cela et nos neurones miroirs nous servent à mémoriser avec facilité.

Pourquoi aime-t-on jouer avec plus fort que soi ?

Parce que le meilleur joueur du groupe nous tire vers le haut. D’ailleurs tant que l’on ne (se) maîtrise pas l’inverse est aussi vrai. Celui qui joue mal nous donne l’impression de nous tirer vers le bas.

Beaucoup de pros nous disent de ne pas procéder ainsi. Je ne souhaite pas leur faire de procès d’intention.

Pourquoi donc, les pilotes, les skieurs, les coureurs, les cavaliers, les judokas, boxeurs et athlètes utilisent-ils ces capacités à tout bout de champ?

Faites en une habitude, un rituel.

Quand j’ai appris à jouer j’ai visualisé Nick Faldo avec David Leadbetter. Je suis loin d’avoir le swing de Nick Faldo. Le cerveau nous connait et sait adapter ce sur quoi nous mettons l’attention.

“Ce sur quoi tu insistes, persiste”, à méditer souvent!

Si tu ne crois pas en toi, tu ne réussiras pas dans ton jeu. Une loi de la Nature à méditer selon François Lemay, chantre de la pleine conscience.

Regarder un modèle avec régularité va imprimer le subconscient directement. Une chance, il ne comprend que des images, c’est son vocabulaire.

Quand on répète en réel, ce qui nous intéresse quand on commence à jouer, c’est de faire décoller la balle, de lui donner un joli vol. Par habitude, chez beaucoup de joueurs cela reste vrai.

Mais comment a-t-on fait quand on réussit ou que l’on rate un coup? Qui se pose la question? Comment mettre une petite balle en chip à 3 m ? C’est un processus de jeu très fin. Une intention précise, des gestes précis, sûrs…à maîtriser. L’image nous aide même dans ce cas.

Le practice est aléatoire, un coup oui, un coup non (au début au moins). Alors que la vision de votre champion , sans effort autre que mental chaque coup est réussi. Vous manipulez votre cerveau pour une bonne cause, le plaisir de jouer.

Mettre de l’intention dans la répétition

Plus pervers encore. Sans maîtrise du geste vous n’appliquez pas toujours le processus de préparation. la tendance est de taper des balles sans intention.

Notre geste de practice bon ou pas, s’incruste alors en nous avec le fardeau de l’imprécision, la frustration, la honte ou la colère. Nous devenons naturellement un joueur insatisfait, mécontent . Le découragement nous guette.

En répétant souvent physiquement nous mémorisons de mauvaises habitudes qui seront difficiles à gommer ensuite pour notre progression. La vision du modèle n’a pas cet inconvénient.

En fait, je suis en train de vous dire que vous feriez mieux de faire comme Victor Dubuisson, jouer sur le parcours ou appliquer la méthode de perfectionnement GE2M que je vous ai préparée.

Sinon vous allez vite vous dégoûter de ne pas arriver à jouer comme vous l’imaginez. Victor Dubuisson est adulé pour son swing naturel. Il se marre « de ça car il s’est fait engueuler des millions de fois pour corriger les défauts acquis en autodidacte » : Cliquez et écoutez-le.

Comment visionner ?

Si vous n’avez jamais joué, regardez globalement au début, puis ensuite au bout de 5 ou 6 fois portez votre attention sur le bas du corps, puis le haut du corps. La montée, puis la descente.

Quand vous avez fait cela une vingtaine de fois 5 à 10 minutes, vous serez prêt pour aller rencontrer votre enseignant favori et toucher votre premier club, le sans-wedge puis le putter.

Continuez de regarder régulièrement ce modèle. Sans balle vous pouvez mimer come je le montre sur cette vidéo Cliquez ici.

Quand vous faites un bon coup, rythme facile, avec une bonne sensation dans les mains, arrêtez-vous savourez-le. Un bon coup de golf est rare sachez l’apprécier.

Rangez le dans votre mémoire et visualisez-le, ressentez-le de temps en temps.

Si vous pratiquez ainsi vous ne perdrez pas de niveau entre deux parties, deux entraînements.

Ne vous mettez pas de limite, croyez en vous…

J’ai cette pratique depuis 30 ans et je l’ai partagé avec des tas de gens qui ne me croyaient pas.

Je vous invite vraiment à ne pas me croire mais simplement faites cet exercice cela vous servira d’entraînement et vous serez meilleur quand vous reprendrez votre en traînement.

Je n’ai aucun doute là-dessus

De ce pas je m’en vais préparer les cours pour les futurs enseignants pour leur montrer comment fonctionne leur cerveau et le communiquer à ceux qui viendront vous accompagner. Le golf est à un tournant, je veux contribuer à le faire évoluer.

Comment vais-je m’y prendre pour les convaincre de cet aspect du jeu sur lequel ils insistent trop peu ?

Leur faire choisir un modèle et essayer d’appliquer avec beaucoup de régularité. Mais ils vont devoir aussi comprendre pourquoi le cerveau a été câblé ainsi et l’expliquer à vos amis.

Bon golf à tous

Michel Prieu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *